Gonjasufi – A Sufi And A Killer

Sumach Ecks est beaucoup de choses: un barbu, un mystique, un ex-consommateur de drogues, entre autres. C’est surtout le dernier arrivé dans la famille Warp, sous le nom de Gonjasufi.
Son premier album, A Sufi And A Killer, sorti le 8 mars, est aussi intriguant que les allures de prophète de son créateur. Co-produit en majorité avec The Gaslamp Killer, marqué par des interventions ponctuelles de Flying Lotus et Mainframe, Gonjasufi nous livre un bel album de downtempo, intéressant et original.
Les influences qui se ressentent sont nombreuses et variées, et rien ne garantissait d’avance que le mélange prenne. Chants hindi, ambiances désertiques, samples psychédéliques et batteries distordues, le tout dirigé par les lamentations éraillées et saturées de Sumach. Et pourtant, ca fonctionne, ca fonctionne même bien. L’ensemble est extrêmement cohérent, penchant tantôt vers le dub, tantôt vers le psyché-garage facon 60s, parfois même vers le funk ou la soul (comme dans Changes, basé sur un sample d’Isaac Hayes), mais toujours en gardant cette identité qui en fait un album complet et consistant.

Au final, je ne ressors pas de cet album en chantonnant une mélodie irrésistible ou un thème mémorable – pas tellement d’effet « coup de coeur » pour Gonjasufi. Mais mon iPod m’indique que j’ai déjà écouté six fois en 3 jours le titre Ancestors (co-produit par Flying Lotus), alors je ne peux m’empêcher de vous le faire partager.

A Sufi And A Killer
Gonjasufi
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