L’art du détournement publicitaire #1 : Poster Boy

L’art du détournement publicitaire

Qu’ils soient issus des mouvements activistes anti-publicitaires ou des pratiques de street-art, qu’ils soient dessinateurs, éditeurs, ou encore humoristes, qu’il soit, comme Claude Closky, artiste reconnu et exposé, tous ont choisi de créer avec comme matière première : la publicité.

Certains la combattent avec vandalisme, d’autres s’en inspirent pour écrire et composer. Certains s’amusent à la plagier avec humour et grossièreté, d’autres la défigurent, la déchiquettent et la transforment avec violence et esthétisme.

Si la publicité déchaîne les passions à travers le monde, c’est certainement parce qu’elle est au fond la métaphore la plus visible et la plus juste d’un capitalisme sauvage et dominant.

Après le détournement de samples, voici une série autour de l’art du détournement publicitaire.

Episode 1 : Poster Boy

Poster Boy, artiste new-yorkais, recompose des publicités avec pour seuls outils : un cutter et un pot de colle. Il réalise ainsi des collages à la manière Dadaïste, se servant des affiches publicitaires, comme d’une matière graphique à part entière. Ses détournements sont souvent emprunts d’humour et de jeux narratifs construits par l’association de signes, de mots et d’images issus de l’univers sémantique publicitaire. Dans une interview réalisée pour le webzine « Vandalog », Poster Boy explique qu’il est « constamment balancé entre l’envie d’être activiste et celle d’être artiste » et qu’il a trouvé par le biais de sa pratique de détournement « une alternative qui lui permet de mélanger activisme et art ».

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