Interview : Pamela Hute

A l’occasion de la sortie de son dernier album « Turtle Tales From Overseas  » Pamela Hute, répond aux Questions de Lawkyz pour TrendHustler :

L’interview de Pamela Hute pour TrendHustler :

 

 

 

Pamela Hute

1/ Bonjour. A l’écoute de l’album, on est tout d’abord surpris par ce mélange. Il y a cette énergie rock, au son bien brut, (non pas sans rappeler le rock de Patti Smith), mélangé à l’électro, mais également des textures sonores beaucoup plus modernes et affinées. Comment situez-vous votre univers musical ?

Bonjour. Difficile de répondre à cette question, pourtant récurrente. Je dirais que j’essaie de faire des pop songs, avec une énergie rock. L’electro n’est pas une influence majeure dans notre culture musicale à tous les trois, mais avec les synthés, et le choix de ne pas avoir de bassiste, il y a une couleur sonore particulière, en effet.

 

2/ D’ailleurs comment procédez-vous pour composer ? Est-ce que ça part plutôt d’une guitare ou piano voix, d’une histoire que vous voulez raconter, ou carrément sur des machines ?

 

J’écris souvent guitare/ voix, puis je construis autour. J’utilise l’ordinateur comme un multipiste; je joue de tous les instruments en vrai, avec des amplis, et des micros devant. Je ne suis pas très adepte des sons des ordis, des simulations etc. Je trouve cela horriblement froid et bien plus difficile à travailler.
Les démos sont donc assez abouties, et j’y mets déjà, au-delà de la chanson elle même, une partie de l’intention de réalisation. Ensuite, si le titre plaît à Igor et Ernest, on le travaille dans les conditions du live, et on le re-arrange tous les trois, chacun apporte sa patte et sa subjectivité, au service de la chanson.

3/ On sent une importance particulière dans les  textes, comme s’il y avait du vécu.

Est-ce important pour vous de raconter une histoire, ou de vous livrer au travers de vos chansons ?

Les textes sont très importants oui, car ils font partie intégrante de la mélodie. J’accorde beaucoup d’importance aux sonorités et à la rythmique du texte en plus de ce qu’il signifie.
Les textes sont imaginés comme des mini-nouvelles, composées autour d’images fortes, ou d’associations de mots. Je m’inspire souvent d’histoires qu’on me raconte, et en vérité il est rare que je parle de moi. Mais j’aime jouer avec cette ambigüité, je me cache comme je veux dans les textes. Parfois la première personne est une autre, parfois non.

4/ Le morceau Parachute est assez particulier au sein de l’album. Il me rappelle Fiona Apple dans les arrangements et les instruments utilisés. Là encore on est dans un univers décalé. Pouvez-vous nous parler de la conception de l’album ? Aviez-vous une idée précise de sa construction, ou vous vous êtes laissés porter au fur et à mesure ?

 

Parachute est la chanson ovni de l’album, en effet. Un clin d’œil à une époque, aux Beatles aussi.
Dans la toute première version de l’album elle était en piste cachée, mais on a préféré assumer pleinement cet ovni, qui joue un peu un rôle d’entracte sur l’album.
Le disque a été enregistré en 10 jours dans une grande maison en Dordogne. Nous avions bien préparé ces enregistrements d’un point de vue musical, donc nous nous sommes beaucoup concentrés sur le son et la couleur que nous voulions donner au disque. Cette vieille maison est formidable, tout est en pierre et en bois, les espaces gigantesques, et nous avions un son formidable, et très différent selon les pièces.
D’un point de vue des titres, nous en avons enregistré plus que ceux qui figurent sur l‘album, et nous avons fait un choix, pour réaliser un opus cohérent.

© Les Imprevus

5/ Votre album est assez riche et diversifié. Quelles sont donc vos influences ? Car on retrouve aussi bien du Patti Smith que du Fiona Apple, ou encore The Pixies.

J’ai beaucoup de mal avec les Pixies !
Mais c’est certain les 90s ont été importantes pour moi. J’étais adolescente à l’époque et j’écoutais beaucoup de pop anglaise (Blur, Elastica, Supergrass). Aux US j’aimais beaucoup Nirvana aussi, et les Breeders.
Mais il y a toujours eu les Beatles qui sont une éternelle source d’inspiration sonore et mélodique, la soul des 60s (Sam & Dave, Otis Redding, Carla Thomas…), j’écoute aussi plein de vieux groupes de pop des 60s et des 70s.
Plus récemment, le travail de Jack White m’impressionne beaucoup (White Stripes, The Dead Weather, The Raconteurs) et j’ai flashé sur le dernier opus de John Grant.

6/ Comment avez-vous préparé la tournée ? Vous étiez déjà entourée de vos musiciens ou vous les avez rencontré sur la route ?

 

Je joue depuis les débuts du projet avec les mêmes musiciens, Igor aux synthés et Ernest à la batterie. Nous avons toujours travaillé dans les conditions du live, donc il n’y a pas eu de re-organisation particulière pour la tournée. Cela fait longtemps que nous nous produisons sur scène et c’est très important pour nous trois.
Nous avons fait 2 résidences pour préparer la tournée, le son, les lumières, et affiner la setlist. Nous continuons de répéter régulièrement entre les concerts, les morceaux changent, l’ordre des titres etc…c’est difficile de fixer la musique.

7/ D’ailleurs à quoi peut-on s’attendre en vous voyant sur scène ?

 

Je suis horriblement mal placée pour vous répondre. C’est assez sobre visuellement, parce que c’est vraiment ce que j’aime et cela correspond à nous trois personnalités. Il y a de l’énergie, la nôtre, sans doute assez pudique mais nerveuse. C’est différent de l’album je suppose, plus brut.

 

 

8/ Dernière question : votre album vient de sortir vous êtes en tournée, pouvez-vous nous dire si vous avez déjà commencé à travailler sur la suite ? Peut-on s’attendre à un album dans la même veine, ou quelque chose de différent ?

J’écris beaucoup donc en effet, j’ai déjà pas mal de choses pour la suite. On va commencer à travailler les titres en live à la rentrée je pense. Je ne sais pas si cela sera différent, je suppose. Un premier album cristallise souvent une longue période, il y a des titres sur Turtle Tales From Overseas qui datent de 2004. Pour le prochain on ne remontera pas aussi loin, et l’écriture sera plus regroupée dans le temps. Cela fait déjà une grosse différence. Je peux difficilement en dire plus, pour l’instant il n’y a que mes démos. Mais j’ai plein d’idées !

© ScatMax

© Sarah Bastin

Concerts

Juillet 2010

02 jul 2010 Festival M Comme Musique – Châteauroux (FR)
08 jul 2010 Montreux Jazz Festival (CH)
16 jul 2010 Festival Musiques d’ici et d’ailleurs – Châlons en Champagne (FR)
24 jul 2010 Festival FNAC Indétendances – Paris (FR)
28 jul 2010 Festival Open Air – Estavayer (CH)

Août 2010

05 aug 2010 Festival RockAir – Porrentruy (CH)
14 aug 2010 Festival Frog’n Rock – Bouveran (FR)
19 aug 2010 Les Jeudis en Live – La Bourboule (FR)
27 aug 2010 Jval Festival – Serreaux-Dessus (CH)

Septembre 2010

26 sept 2010 Musik’elles – Meaux (FR)

Octobre 2010

2 oct. 2010 Octobre Rock – Meslin (FR)
16 oct. 2010 Festival La Dent Creuse (FR)

Novembre 2010

5 nov 2010 Le Silo – St Pierre du Peray (FR)
6 nov 2010 Le Silex – Auxerre (FR)

Vidéos Taratata

Pamela HUTE : Hysterical – MYTARATATA.COM
TARATATA N°351 (Tour. le 18/03/2010 / Diff. France 4 le 04/05/10 & France 2 le 07/05/10)

Pamela HUTE / SHAKA PONK : Song 2 – MYTARATATA.COM
TARATATA N°351 (Tour. le 18/03/2010 / Diff. France 4 le 04/05/10 & France 2 le 07/05/10)

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2 Réponses

  1. 30 juin 2010

    […] This post was mentioned on Twitter by TrendHustler, TrendHustler. TrendHustler said: http://www.trendhustler.com/2010/06/pamela-hute-linterview-th/ […]

  2. 17 juin 2012

    […] “Turtle Tales From Overseas” sorti en 2010, Pamela toujours accompagnée de ses acolytes, Igor Bolender aux synthés […]

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