Grillé! #15: Quentin Tarantino vs. Keith Mansfield

Quentin Tarantino est aussi, à sa facon, un amoureux du sample. Toujours à la recherche d’un titre de funk ou de rock obscur et poussiéreux à mettre dans la bande originale d’un de ses films. Sa méthode de travail est d’ailleurs très comparable à celle d’un DJ Premier ou d’un J Dilla.
Comme il le raconte dans une interview accordée à Billboard, une pièce entière de sa maison est dédiée à sa collection de disques, triée par décennie, et par sous-genre dans chaque décennie… Sauf pour quelques compositeurs qui font une catégorie à part entière. Il choisit ensuite de ressusciter des morceaux obscurs dont souvent seule une bribe apparait dans le film.
La démarche est la même que dans le sampling – une part d’hommage, une part de vintage – et ne nuit en rien à la créativité de Tarantino. Il précise d’ailleurs dans l’interview: « Ca ne serait pas compliqué pour moi d’engager quelqu’un pour écrire [la musique de mes films] si je le voulais, mais je ne veux pas que mes choix soient parfaits. […] L’effet « deuxième génération » rend les morceaux encore plus évocateurs. »

Le choix d’aujourd’hui, se porte sur un sampling d’image, qui fait lui-même référence à un vieux morceau. De 1940 jusqu’au milieu des années 80 aux Etats-Unis, le monopole du matériel de promotion cinéma (affiches surtout mais aussi bandes-annonces, etc.) était tenu par le National Screen Service (NSS). Une série de jingles (les « Astro Daters ») ont été repris par Quentin Tarantino dans Kill Bill ou Grindhouse, pour rajouter un grain vintage à ces films. C’est en fait, du sampling cinématographique!
Mais comme je me devais de griller le morceau aussi, voici Funky Fanfare de Keith Mansfield.

L’original: Le sample:
samplé dès le début sample tout du long

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