Focus on Flixel

Depuis une dizaine d’années, le jeu vidéo subit une vraie transition. Autrefois un hobby complexe réservés aux geeks les plus convaincus, on voit aujourd’hui consoles et ordinateurs dans toutes les maisons. Des jeux simplistes sortis d’un garage ou d’un studio obscur, on est arrivé à des super-productions hyper-calibrées, engrangeant des millions, pour ne rien dire des MMO dont le business model mêle addictivité et abonnement mensuel – la recette du succès.

Que reste-t-il alors, me direz-vous, du jeu à la papa? Les petits jeux plein d’inventivité et d’innovation, pas forcément bourrés de contenu, mais efficaces et novateurs? Dans quel créneau vont se loger les équivalents modernes de Lemmings ou Another World?

Dans un paysage aplani, dominé par quelques grands éditeurs, sont nés les indie games. Littéralement jeux indépendants, ces jeux sont le fruit de petites équipes, parfois d’un acharné solitaire, et se détachent des mégalithes du jeu vidéo standard. Innovants en matière de design et en matière de gameplay, ces jeux ont pu voir le jour grâce à de nouveaux business model émergents: distribution digitale directe, jeux mobiles et plate-formes de vente (par exemple: iPhone et App Store) ou encore le jeu en Flash.
Et c’est précisément, le secteur qui nous intéresse. Sorti de l’enfance, le jeu en Flash est aujourd’hui un jeune adulte: maturité tangible, exécution de plus en plus propre, jeux de plus en plus fouillés…

Je suis de ceux qui croient que les bons outils peuvent aider à la créativité. Et Flixel est apparemment le meilleur des outils. Framework open-source fondé par l’ingénieux Adam Atomic, et déployé sur ses premiers projets, Flixel connaîtra sa première heure de gloire avec l’incroyable Canabalt. Merveille de minimalisme, de design et d’ambiance (visuelle et sonore), si vous n’avez pas testé ce monument du casual gaming, foncez sans plus attendre. Préparez quand même un café, parce que ca va vous occuper un moment et il vous faudra vos meilleurs réflexes…

Suite à ce succès, Flixel prendra son essor et facilitera la création de nombreux jeux de qualité, toujours en facilitant un design retro et une efficacité incomparable.
Et les palmes reviennent à:

Dans la catégorie gameplay

La série des Robot Wants:

Le robot veut, et le robot AURA… si vous êtes assez agile. Plate-formes, réflexes et upgrades pour un jeu accrocheur.

Dans la catégorie narration

Les jeux de Twofold Secret:

Spécialistes des niveaux générés aléatoirement, ces jeux ont pour habitude de vous lacher dans un monde incompréhensible et meurtrier – a vous de recoller les morceaux de l’histoire. Old school et pourtant différent de tout ce que vous avez vu auparavant.

Dans la catégorie interactive art


Les jeux de Gregory Weir

Une ambiance glauque, l’exploration d’un monde mystérieux, pour peu que vous ayez la patience, Looming est une véritable expérience de jeu.

Mentions honorables


En vrac:

Et la liste continue…

Flixel a l’air de s’être imposé comme un choix de référence pour le développement des jeux en Flash. Si d’autres frameworks (comme FlashPunk) ont l’air aussi compétent, aucun n’a su autant attirer les game designer de talent.

En conclusion, on remarquera que les jeux initiaux de Flixel (Gravity Hook et Canabalt) ont été porté sur iPhone, l’autre plate-forme de choix pour le casual gaming. La rumeur dit que le framework pourrait bien être porté en open-source pour iPhone ; Flixel pourrait bien se faire la pierre angulaire d’un nouveau genre de développement de jeux…

Liens:
Flixel
Adam Atomic
Semi Secret Software

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