JAMAICA NICE #7 : JOHN HOLT « Strange Things » + riddim

Pour les amateurs de rocksteady, John Holt, c’est « Wear You To The Ball » avec U-Roy « The Originator », un classique des dancefloors jamaïquains :

C’est aussi ca :

Et ce morceau, « The Tide Is High », a été repris par Blondie ou encore les Atomic Kitten (l’original ne souffre pas la comparaison..)

C’est également « Man Next Door », avec son premier groupe, The Paragons, aux côtés de Bob Andy :

Ca sonne familier à vos oreilles ? normal ! ca a été gentiment repris par Massive Attack avec Horace Andy à la voix, évidemment.

Pour les amateurs de sound systems, donc ceux qui aiment un reggae plus récent, avec de plus grosses basses, c’est sur « Police In Helicopter » qu’ils lachérent des « gun salutes » vocaux, des « pull up » & des « rewind my selecta »* ! Check it out :

Cependant, depuis quelques temps, le morceau que tout bon DJ reggae se doit de jouer est une variante de ce « Strange Things », à savoir une relecture plus moderne du riddim, avec tous les chanteurs et toasters du moment qui reposent dessus.
Le morceau original, produit par Phil Pratt en 1971, met en relief la magnifique voix  de John Holt, sur des paroles de lover désabusé (cf.  sous la vidéo), et c’est un morceau incontournable de sa discographie, jugez par vous-mêmes !

Strange things are happening on a Friday night
Girls meet boys, and lots of hugging and kissing
Under a golden moon that shines a silver light
Oh, I would like to be one of them
But I’m like a wandering ship, a wandering ship on this island
With no-one to love me, with no-one to kiss me
That’s why I say,
« Someone please take my hand, and let us go »
I keep on thinking I wish it was me
D’étranges choses adviennent le Vendredi soir
Des filles rencontrent des garçons, et beaucoup de câlins et de baisers s’échangent
Sous une lune d’or répandant une lumière argentée
Oh, j’aimerais être l’un d’entre eux
Mais je suis pareil à un bateau ivre, un bateau ivre sur cette île
Personne pour m’aimer, personne pour m’embrasser
Et je dis :
« S’il vous plaît, que quelqu’un me prenne la main, et allons-nous en »
Et je continue de penser que j’aimerais que ce soit moi

L’instru de ce morceau (le riddim donc) a été remis au goût du jour en 2009 sous l’impulsion de Mafia & Fluxy, les Sly & Robbie anglais, et section rythmique [basse + batterie] et producteurs, entourés de Bongo Herman aux percussions et de Earl « Chinna » Smith » à la guitare (ce dernier arborant fièrement son T-shirt du label français Makasound, big up!).
Il ne manquait plus qu’à enregistrer les nouvelles versions vocales. C’est ainsi qu’en plus de
John Holt qui re-enregistre sa version, on y retrouve des  valeurs sûres et montantes du moment : Junior Kelly, Chezidek, Sizzla, Lutan Fayah, Lorenzo, Sena & Ras Mac Bean ou encore Trinity.

Et, comme d’hab, pour récupérer l’album de ces nouvelles versions, c’est ici que ca se passe !

Mais comme on aime faire plaisir chez Trend Hustler (slash Jamaica Nice), et que le post porte sur John Holt, il aurait été dommage de ne pas vous offrir le best of de ce grand monsieur du reggae , et pour se faire, c’est :
Best Of : I Can’t Get You Off My Mind (18 titres inclus Strange Things)
Greatest Hits (2 CDS, 40 titres, inclus Man Next Door & The Tide Is High)

Comme quoi, y a pas que des choses bizarres dans la vie, y a du bonheur aussi ! ;)
Jah Babylone !


* en Jamaïque, lorsque le DJ, appelé « selecta » (au début, ils enchaînaient les vinyles sur une seule platine, avec une technique bien travaillée et somme toute assez efficace!), balançait une grosse tuerie dans un sound system, les gens, pour montrer leur approbation et entrain tiraient des coups de feu en l’air, c’est ce qu’on appelle le « gun salute ». Plus tard, certainement pour éviter l’usage abondant des armes à feux dans les « dances », le DJ coupait le vinyl pour marquer le coup d’un gros morceau (a big tune !), et le remettait au début en « rembobinant » le vinyl (le terme était plus explicite que tout autre, sa traduction anglaise étant « rewind »), ce qui engendrait des « rewind my selecta » ou des « pull uuuuup » dans la salle, à savoir « remets depuis le début DJ, ce morceau est une bombe »

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1 Réponse

  1. 25 décembre 2014

    […] Floor”, sur le même riddim que le “I Gotta To Get Away” des Paragons (cf. Jamaica Nice #7), mais John Holt est ici remplacé par Horace Andy. Titre que ce dernier a d’ailleur repris […]

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