PRINCE OF BALLARD : Everybody be cool, this is a Snobbery!

Ce soir, samedi 12, l’équipe de TrendHustler sera présente au Djoon pour acclamer les premiers pas français d’un petit gars ricain qu’il fait bon écouter mais dont on ne sait rien ou presque. Qu’à cela ne tienne! ENQUÊTE !

Prince Of Ballard, pour ceux qui écoutent Radio Nova, c’est ca (avec le clip original synchronisé ce coup-ci!) :

Rick Ross“Hustlin” (Prince Of Ballard remix) :

Il y a encore quelques mois, peu de monde avait entendu parler de ce Prince de Bel-Air d’origine scandinave, issu d’un quartier de Seattle (Ballard!).
Il se décrit, à la cool, comme un “beat crafter, artist, snowboarder, fan, dork, and lover from Ballard USA” en anglais dans le texte, soit “artisan du beat, artiste, snowboarder, fan, abruti et amoureux, originaire de Ballard USA” (situé donc à Seattle, WASHINGTON).
Mais voilà, après avoir agité la blogosphère avec son blog Armed Snobbery et ses nombreux remixes, édits et petits trips en téléchargement gratuit, Radio Nova tombe sur cette petite bombe qu’est “Hustlin'” et voilà notre bricoleur invité ce soir par Afshin à la soirée My Grooves,  au Djoon qui ne tarit pas d’éloges à son sujet :
“Si Seattle à vu s’ériger des légendes du rock comme Jimi Hendrix ou Kurt Cobain, elle produit également des petits génies de l’edit, au croisement de la northern soul et du hip-hop comme Prince Of Ballard. Avec un blog ravageur et un concept accrocheur (rééditer à la sauce northern soul la black pop d’aujourd’hui) [...] Aux côtés de Pilooski, Trishes et autres Krikor, il faudra désormais compter le Prince Of Ballard dans les mordus d’edits hybrides et groovy”.

En fouinant ce site, on y découvre une page remplie de remixes en téléchargement gratuit,  dont le P.I.M.P. de 50 Cent remixé avec le sample original (un morceau tropical joué au steel drum), des essais de beats sur du Céline Dion accéléré à la manière des Cassius, ou encore des mélanges [il n'aime pas le terme mash-ups] entre la voix de M.I.A. et de la musique latino ou du rare funk.
50  Cent “P.I.M.P.” (Prince Of Ballard OG Sample Flip) :

M.I.A & Rye Rye “Bang Bang” (Prince Of Ballard remix) :

Pas de vols à mains armées, non ! Mais des détournements musicaux bien sentis et bien réalisés, ça c’est sa patte !
On y  voit également quelques photos pour illustrer ses courts posts, un lien vers sa page youtube qui regorge de pépites, et, entre autres, un court descriptif du matériel qu’il utilise, à savoir un enregistreur qu’on lui a prêté, un logiciel pour éditer la musique, des enceintes à 20$ pour ses beats, et aussi un appareil photo Lumix FX37  pour “essayer de documenter cette petite chose appelée la vie”.


Le Prince de Ballard
est un gars simple qui “aime à dire qu’il est bon dans beaucoup de domaines mais qui n’excelle nul part”.
Un créatif qui a pratiqué dès le plus jeune âge, à contre-courant de sa famille, le dessin, la sculpture, le travail de la céramique (il fabriquait les plus beaux bongs en céramique du lycée), la photo ou évidemment la musique. Hip Hop évidemment. “He’s got Flava !”

On sent le gars qui a baigné dedans depuis tout petit, et qui, à force de creuser pour trouver les samples originaux, s’est construit une culture musicale hallucinante  (je remets le lien de la page youtube, ca vaut vraiment le détour, t’as pas compris ou quoi). Du genre à avoir tout pleins de sneakers dans sa penderie, des grosses casquettes stylées, et qui dit YO, WORD & d’autres trucs qui pètent en anglais. Mais point de dirty, de crunk ou autres instrus modernes dans ses prods. Il ne cessera d’écouter du hip hop, mais il ne faut pas qu’on attende qu’il se mette aux synthés, à l’autotune ou à faire du Drake : “Soul music has soul!”. Le genre de mec qui dit que le hip hop, c’était mieux avant, et qui préférera mille fois restaurer un objet des années 60 plutôt que d’en acheter un neuf qui reviendra deux fois moins cher, soit, mais qui aura bien moins d’âme : “Je suppose qu’on peut dire que je prends une vieille voiture et que je lui mets de toutes nouvelles suspensions, que je refais l’intérieur, et que je la peins. De la même manière que beaucoup de gens admirent ces voitures classiques “pimpées”, beaucoup de gens semblent apprécier le fait que j’amène une nouvelle vie à ces morceaux. Ya dig ?”.

Musicalement, des morceaux l’ont naturellement marqué, et ses oreilles aguerries sont sans cesse à la recherche de nouvelle matière.
Étrangement, la première chanson dont il se rappelle est une chanson de country “au refrain irresistible”, interprétée par Willie Nelson:
“Mama, don’t let your babies grow up to be cowboys”

“I hate country, but Willie Nelson is the man !”

Aussi, c’est Donny Hathaway qui lui a donné envie de se lancer et d’acheter un sampler :
“Donny n’est pas pour tout le monde, et la plupart de mes potes étaient saoulés quand je jouais ses morceaux, mais je pensais que c’était quand même meilleurs que la merde qu’on écoutait. Donc, j’ai pensé que si je pouvais cristalliser l’essence même de ces morceaux  et que je marquais et modernisais un peu le rythme, les gens en seraient plus réceptifs. D’ailleurs, c’est plutôt marrant puisque au jour d’aujourd’hui, je ne l’ai toujours pas samplé !”.

Quant à la production de morceaux proprement dite personnels, il ne l’envisageait  pas particulièrement , mais, par exemple, en découvrant le groupe Sleigh Bells, emmené par son excentrique & gracieuse chanteuse Alexis Strauss, une autre perspective s’est ouverte à lui, et il s’est qu’une telle voix pourrait vraiment bien rendre sur ses beats !

Du talent, de la productivité, le Prince en est bourré. Pourtant, simple il reste. Et ce n’est pas ce début de reconnaissance avec un premier voyage en France et des crashs fréquents sur son site (dû à un trop grand nombre de visiteurs!) qui vont changer la donne. Touché il l’est, mais amusé aussi.

Il ne souhaite pas devenir “pro”. Il continue à travailler du lundi au vendredi et ne “bricole” ces musiques que pour le plaisir, pendant ses temps libres, quand il ne trace pas faire du wake ou du snow avec ses potes. Il kiffe jouer  avec son matos, mais dit, pour l’instant, ne jamais souhaiter perdre l’innocence qu’il peut avoir à ne pas en faire un emploi alimentaire.
Evidemment, il ne dirait pas non au fait de jouer dans toutes les grandes capitales, mais il ne voudrait pas payer ses factures avec : “il y a trop de choses à vivre pour n’être qu’un musicien dans le besoin. Donc si je peux vivre encore plus de choses GRACE à la musique, alors je serai un homme très chanceux”.

Un mec bien on vous dit!
Alors oubliez tout ce que vous aviez prévu, ce soir, la teuf, l’humour, la bonne musique, la fraicheur et la simplicité, c’est bel et bien au Djoon que ca se passe ! Word !

Et pour terminer, en rappel, le petit message que POB nous adresse  :

“I am already so stoked on the people of Paris. They have been so grateful. For me to create all of this music and give it away for free, it makes it all worth it when people enjoy it and praise me as the Parisians have. Plus, it seems like you guys know how to party! So thank you Paris, and say hello if you see me on the streets next week. I’m bringing an entourage of 3 pretty girls so I should be easy to spot.” (il est bon ce con !!!!)

My Grooves, “Just good music with passion and soul”

Samedi 12 Février 2011, Paris @ Djoon

Restaurant/Bar à partir de 20:00 suivi de la soirée dès minuit – Entrée gratuite

EVENT FACEBOOK – DJOON - DOWNLOAD MINI MIX

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