Dour Festival 2011: Jour 1 + ITW Vismets

Jeudi 14 juillet

N’en déplaise à la République, nous, le jour de la fête nationale, on rendait honneur à la Belgique en arrivant sur le site de la Machine à Feu sous une pluie légère mais incessante… Après avoir récupéré nos bracelets, on s’est traîné péniblement jusqu’au fond du camping le plus éloigné du site… Croyez-moi: Quechua devrait être partenaire officiel du festival!
Après avoir monté les tentes sous une pluie diluvienne, nous étions opérationnels pour quelques concerts. Quel monde! Plus de 150 000 festivaliers, on était plus nombreux à Dour qu’à Clermont-Ferrand, ce week-end!
Merci aux organisateurs pour ce travail incroyable et leur bonne humeur. Tout s’est déroulé au micropoil!

Interview

Nous avons eu la chance de pourvoir rencontrer Vismets, enfin 3/4 de Vismets. Dan, le chanteur, étant occupé ailleurs (peut-être déjà à la recherche d’une fille « à poil », voir plus bas), Nicolas (batterie), Anthony (basse, claviers, voix) et Rémy (guitare) ont bien voulu répondre à nos questions.

TrendHustler: Vous avez sorti un album récemment, racontez nous un peu la création?
Anthony: La Création… euh, le monde s’est fait en 7 jours [rires]. La création de l’album, ça s’est passé entre 2006 et 2010. C’est des trucs qui étaient dans la tête de Dan, le chanteur, et une partie qui a été faite après, en groupe: deux morceaux. C’est un album… c’est un premier album. C’est un mix de plein de choses qui devaient être posées sur un disque.

TH: Vous préférez l’album ou le live? La tournée ou le studio?
Nicolas: Je crois que ça dépend de chacun. De façon générale, plutôt le studio. Moi, en tant que batteur, je préfère le live.
A: Moi, je préfère le studio, je préfère jouer en studio. Mais est-ce que je préfère l’album tel qu’il rend en studio ou en live? Je préfère ce qu’il donne en live.
Rémy: Les deux font partie d’un processus. Quand t’as fini l’album tu veux aller le jouer en live, mais quand t’as suffisamment fait de live, tu veux retourner en studio.

TH: En parlant de live, quel est votre meilleur souvenir de live?
[se concertent…]
Les Papillons de Nuit? Non, le Rock’n Solex… Non, c’était le quel avec The Dandy Warhols?
[tombent d’accord]

Tous: Les Nuits Secrètes.

TH: Et le pire?
N: Là, je pense d’office au Rock Dans Tous Ses États. En line-check, Dan avait perdu tous les sons de son Juno-106, son clavier. Et je le revois, en train de bosser avec son casque et les ingés pour retrouver un son à peu près pareil…

TH: Là, vous êtes en tournée, c’est quoi les projets pour la suite?
A: Deuxième album.
N: Avant, le premier album va sortir en Allemagne, en Espagne… et derrière, bosser le deuxième.

TH: Du coup, comment se passe le processus de composition, pour Vismets?
R: On se met en ahmet[rires] (pas sûr du mot du tout, ndlr).
A: Explique-lui…
R: T’es en jogging, si tu portes des lentilles, tu mets tes lunettes. N: Tu fumes des pétards. R: Surtout tu te laves pas pendant tout le processus. A: Tu te mets en commando: pas de calbard sous ton jogging. R: En tongs. N: Plus tu es pâle, mieux c’est. N:Tu travailles uniquement la nuit. A: Ben Dan, il travaille aussi de jour… Non, beaucoup la nuit. N: Ah oui, il travaille la nuit: t’as vu sa gueule? [rires]

TH: Et sur la scène actuelle, qui sont les gens qui vous inspirent où que vous admirez?
A: Eddie Vedder. Sérieusement, c’est un mec que j’adore. J’aime moins maintenant qu’il ya 10 ans, mais c’est un mec qui a une carrière intègre et qui écrit des choses que j’aime bien.

TH: Merci à vous. On se réjouir de vous voir tout à l’heure sur scène avec grand plaisir.

On a vu:

Charles Bradley

Impeccable, comme d’habitude. Une énergie, une présence, et avant tout une voix! Comme toujours, le backing band était impérial. Ils se sont même permis de faire quelques reprises de Budos Band, leurs potes qui jouaient une heure plus tôt.

Gold Panda

Du son, du son, du son!.. trop de son. Malgré un set énergique qui allait de l’avant sans faiblir, trop de basses, trop de couches, trop de son. Un peu déçu, à revoir plus tard que 19h00, peut être.

Foals

On n’a pas pu tout attraper, mais ce qu’on en a eu, c’était impressionnant. Couche après couche, un vrai concert de rock extrêmement bien construit. Encore une fois, beaucoup de son, mais cette fois tout dans le dosage. Un vrai côté « Pink Floyd », qui prenait le temps d’entraîner le spectateur dans son univers.

Cypress Hill

Et v’là la bombe. La tête d’affiche du jeudi soir a envoyé du pâté. Un enchaînement de classiques, dans la plus pure tradition. DJ, percu, et nos deux MC. Un show à l’américaine qui fait bouger les têtes et lever les bras.

Vismets

Après les avoir rencontré, nous avons vu Vismets sur le Magic Soundsystem, la scène la plus reculée du festival. Ils n’ont pas créé l’affluence, mais ils ont créé la surprise. Un live frais, un esprit rock n’ roll sur scène, on les aurait presque cru en train de jouer dans une petite salle surchauffée: l’énergie que seuls les jeunes groupes déploient encore.
La surprise viendra quand Dan, le chanteur, invite une festivalière à se « foutre à poil » sur scène. Du scandale, des nichons: la première journée était marquée du sceau de l’imprévu.

TC

On a fini sur TC, qui a fait un vrai mix façon « club anglais ». Tout y est passé: Doctor P, Rage Against The Machine, The Prototypes, Dire Straits…

Allez on vous laisse, on doit retourner au camping. Espérons que demain, il fera beau!

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