Interview de Scratch Bandits Crew

Ce lundi 09 Avril sort le nouvel album de Scratch Bandits Crew, “31 Novembre”, pépite turntabliste inventive et sensible à découvrir d’urgence. Trendhustler à croisé le trio lyonnais le temps d’un entretien avec Syr, Geoffresh et Supa Jay …

Heart Beat by Scratch Bandits Crew

Trendhustler – C’est la première fois que j’ai la chance de vous rencontrer, passons donc au chapitre Genèse. On a du vous le demander un milliard et demi de fois …

Supa Jay – C’est clair !!

Trendhustler – … mais on va y repasser : Qui ? Quand ? Quoi ? Comment vous vous rencontrez et commencez à travailler ensemble ?

Supa Jay – A la base Scratch Bandits Crew est un collectif qui est né à Lyon en 2002. On s’est tous rencontré autour de notre passion pour le Scratch. Pour nous c’était un moyen d’échanger nos techniques puisqu’à l’époque Internet n’était pas encore développé comme aujourd’hui, tout se faisait un peu à l’oral.

Très vite on nous a proposé de faire des concerts. Au départ on était plus dans ce qui s’apparentait à de la performance, à des shows dans l’esprit des prestations lors des championnats de Scratch. Et puis avec les années on a commencé à réfléchir à une identité artistique en composant nos morceaux puis en montant un vrai spectacle pour faire des concerts.

La formation comme elle existe actuellement c’est à dire Geoffresh, Syr et moi, date de 2009. Au final Scratch Bandits Crew est un collectif auquel une dizaine de DJ’s ont participé mais aujourd’hui le noyau dur c’est la formation en trio qui représente le nom sur scène et sur disque.

Trendhustler – Les « anciens » gravitent-ils toujours autour de vous ?

Supa Jay – Certains ont complètement arrêté la musique, il faut dire qu’en dix ans il peut se passer beaucoup de choses. Parmi les gens qui sont toujours actifs dans le mouvement, sur le disque (“31 Novembre“) on peut citer la participation de Fly et Mart-One, deux personnes qu’on invite avec nous sur scène dès que les dates le permettent pour réaliser des featurings. Pour faire simple, le trio est devenu la formation de base mais il y a certains des “anciens” qui gravitent autour du projet et font des apparitions dès qu’on en a l’opportunité.

Trendhustler – A la façon dont tu le décris, certaines personnes peuvent avoir le sentiment que vous avez opéré une sorte de hold-up sur le nom mais en fait de nombreux membres du collectif sont toujours autour de vous mais sont moins actifs ou pas au sein de ce projet là ?

Supa Jay – En 2002, quand j’ai monté le groupe, les objectifs n’étaient pas les mêmes. A la base on était tous là par passion et puis au fur et à mesure du temps on a du se resserrer autour de ce qu’on voulait vraiment faire ensemble. Ne serait-ce que pour des raisons de temps.

La Sratch Music c’est super parce que c’est en perpétuelle évolution mais c’est une musique qui prend énormément de temps à élaborer. En 2009 on nous a proposer énormément de dates et tout le monde a du faire un choix quant à ses objectifs et ses engagements. C’est là qu’on a décidé de créer un noyau dur qui pourrait assurer la représentation tant sur disque que sur scène.

Après Scratch Bandits Crew c’est un collectif de gens qui se voient tout le temps mais c’est vrai qu’on a connu une évolution entre l’époque où on existait de manière informelle et où on se formait quand on avait l’opportunité d’assurer un concert, et le trio comme il s’est dessiné en 2009. On a fait une centaine de concerts depuis, c’est vraiment une activité quotidienne, permanente.

Trendhustler – DJ Fly que tu citais à l’instant s’est illustré en compétition en devenant champion du monde DMC en 2008, c’est quelque chose que vous avez fréquenté en équipe ce cercle des championnats ?

Supa Jay – On a gagné la Coupe de France en 2004. Ça fait longtemps … On a continué jusqu’en 2007, après quoi on a voulu s’émanciper des formats de type 6 minutes (le format standard d’une participation à une compétition de Turntablism -ndlr) qui demande énormément de temps. Disons qu’on s’est dit : quitte à passer du temps à faire de la musique ensemble, autant que ce soit aussi pour faire des concerts ou des choses qui ne sont pas tout le temps astreintes à un format de championnat.

En plus c’est l’année où Fly a été champion du monde que le groupe a commencé à vraiment faire parler de lui et que les dates se sont multipliées. C’est aussi pour ça qu’on a dû faire des choix, parce que nos agendas ont grossi parallèlement les uns aux autres.

TrendhustlerJ’aimerai insister sur une particularité qui vous différencie d’autres formations du même type, c’est moins une méthode de travail qu’une espèce de technologie qui vous est propre. Parmi vous se trouve un genre de chercheur qui développe des machines aussi dingues que géniales dont vous vous servez ensuite pour composer vos morceaux : une interface sonore sur la base d’un disque vinyle cassé, une table de mixage dont les crossfaders jouent sur les fréquences plutôt que sur les volumes … lequel d’entre vous est l’atout technologique du groupe ?

Geoffresh – C’est moi, c’est Geoffresh …

Syr et Supa Jay éclatent de rire en cœur après plusieurs secondes de silence – C’est lui ! C’est Geoffresh ! On l’a reconnu !!

TrendhustlerC’est brillant ce travail là ! Tu as une formation technique au départ ou est-ce tout à l’expérimentation ? Comment est-ce que te viennes les idées ?

Geoffresh – J’ai une petite formation technique mais je dois plus à des essais en autodidacte. Je trouve que ça complémente bien l’esprit live du groupe.

TrendhustlerLà on parle d’un degré technique qui dépasse tout de même largement l’habileté qu’on peut attendre d’un groupe de scratcheurs !

Geoffresh - Non, ce n’est pas comme ça que je le vois. On utilise les techniques de Scratch mais avec de nouveaux éléments.

Supa Jay – L’idée c’est de transposer les techniques qu’on a pu acquérir en Scratch sur des instruments dont les réponses ne sont pas conventionnelles ou en tout cas pas celles qui sont attendues. C’est faire en sorte qu’avec les mêmes mouvements, le son qui sorte ne soit pas seulement des allers et retours de disques vinyle mais un jeu sur des synthétiseurs par exemple. On garde la dextérité de l’instrument Scratch mais on la transpose sur des machines qui ne sont pas trouvables dans le commerce.

TrendhustlerA mon sens ça participe de la force mélodique qui est la vôtre. Ces machines c’est quelque chose qui vous est totalement exclusif, vous rendez-vous compte que ça vous ouvre des possibilités auxquelles les autres artistes de Scratch Music ne peuvent pas encore s’attaquer ?

Supa Jay – Le problème de la Scratch Music c’est effectivement que c’est une niche et en tant qu’artiste on est astreint aux évolutions technologiques des constructeurs sur un matériel qui n’évoluera qu’en fonction du nombre de personnes qui l’utilisent. Comme la Scratch Music intéresse encore un groupe assez restreint de gens, les évolutions se font super lentement. Regarde les MKII (modèle de platine de la marque Technics et référence indétrônable pour un grand nombre de DJ’s -ndlr), c’est resté une référence pendant vingt ans mais sans presque jamais évoluer. Il y a donc eu un moment où plutôt que d’attendre qu’on nous propose un nouveau bouton ou une modification intéressante sur le matériel qui existe, on a préféré essayer de créer des instruments qui répondent à nos envies quant aux réactions que l’on voulait obtenir dans notre utilisation des platines et de la table de mixage.

TrendhustlerEst-ce que ça coûte ce type de développement ?

Supa Jay – Ça coûte en temps. C’est un laboratoire, tu ne tombes pas directement sur ce que tu veux. Après il faut aussi voir les contraintes qui sont grandes parce que c’est du matériel qu’on utilise sur scène, il faut que ce soit fiable, que ça marche dans tous types de conditions, même quand on joue en plein air à la montagne …

Trendhustler… et que ça se véhicule aussi, j’imagine.

Supa Jay – Voilà. Après je t’avoue que nous ne prenons pas le train (rires) !!

Pour revenir sur la notion de temps, disons que c’est tout un travail de défrichage. C’est pas le tout de construire des instruments, il faut aussi apprendre à les utiliser de manière pertinente. Le but c’est quand même de mettre ces machines au service de la musique.

TrendhustlerY a-t-il des artistes qui ont manifestés un intérêt à l’idée de travailler eux aussi avec ce type de prototypes ?

Supa Jay – D’une manière générale, ça intéresse beaucoup les artistes avec lesquels on fait des plateaux. Ça intrigue. Mais ce matériel que Geoffresh à construit nous impose une logistique assez lourde et si lui n’est pas dans le groupe dans lequel ce matériel est utilisé, ça devient très compliqué.

Geoffresh – Ce n’est même pas réalisable en fait. Derrière l’aspect purement mécanique il y a de l’informatique ce qui impose un débuggage constant. Comme l’a dit Jay les conditions extérieures jouent aussi … Ce ne sont tout de même que des prototypes, ce ne sont pas des machines prêtes à être vendues dans le commerce.

TrendhustlerPour finir là dessus, j’avais eu vent de rumeurs selon lesquels de grand noms du Turntablism s’étaient montrés curieux ou insistants à l’idée d’utiliser un matériel similaire au vôtre, est-ce que vous confirmez ? J’ai entendu le nom de Qbert revenir en particulier …

Geoffresh – Non, c’est faux.

Supa Jay – Le truc c’est qu’on a jamais eu la chance de faire un plateau avec Qbert. Ça a toujours intrigué les artistes aux cotés desquels on a joué mais Qbert n’en fait pas partie. On n’a donc jamais pu échanger avec lui sur ce sujet.

TrendhustlerParlons de votre actualité à présent et de cet album “31 Novembre” à sortir le 09 Avril 2012 soit deux ans après votre premier EP “En Petites Coupures”. Ce sont deux disques qui me semblent sonner très différemment, est-ce que je me trompe si je dis qu’il n’y a pas la même intention musicale derrière ?

Supa Jay – Effectivement. “En Petites Coupures” sorti en 2010 était notre première sortie officielle et physique. On voulait que ce soit comme une carte de visite et qu’on y retrouve totalement notre identité. Il fallait qu’un maximum d’éléments soient scratchés et que le disque soit réalisable en live presque à l’identique de la façon dont il avait été enregistré. On s’était fixé un cahier des charges très lourd dont on s’est un peu libéré pour réaliser “31 Novembre“.

Pour ce nouveau disque on s’est un peu détacher des contraintes liées au fait de vouloir tout scratcher. Comme en plus on est sur un format plus long, on a tenté plus de choses et pris le temps de poser certaines ambiances. Une autre différence entre les deux sorties c’est que les morceaux de “En Petites Coupures” ont tous été joués en live avant d’être enregistrés. On baignait dans une ambivalence entre la volonté de développer des mélodies et le besoin d’énergie du live ce qui donnait des morceaux plus longs et un peu mutants. Là on a voulu faire un disque pour que ce soit un disque en se focalisant sur la musicalité, quitte à devoir déstructurer nos morceaux pour les versions live.

En dehors de ça le processus de création est le même : on a enregistré de la matière et on l’a retraité jusqu’à en être totalement satisfait.

Trendhustler“31 Novembre” propose moins de cuivres et plus de piano ou de violons, sonne moins Electro, ou plutôt pas dans la même fibre Electro, plus downtempo, plus Jazz aussi. J’ignore si c’était votre volonté en le réalisant mais au fond est-ce que ce second opus n’est pas plus personnel que le premier ?

Supa Jay – Il y a de ça, oui. Même s’ils ne sont pas très nombreux, il y a d’autres groupes de Scratch Music dans le monde. Pour nous ça ne suffit pas d’être identifié par notre instrument. Dire que Scratch Bandits Crew c’est un groupe avec plusieurs scratcheurs en même temps, ça ne signifie rien, de la même manière que définir un groupe de rock par le fait qu’il y ait un batteur, un bassiste et un guitariste.

Sur ce disque la démarche ça a été d’utiliser les machines pour traiter des sons qui soient acoustiques, pas seulement faire des sons de machines avec des machines quitte à écarter un peu le coté électronique. Mais le plus important c’est qu’on a essayé de voir jusqu’où on pouvait aller dans l’émotion et les atmosphères. On voulait vraiment mettre la technique au service d’une musique qui soit sensible.

TrendhustlerUne autre particularité de votre démarche c’est le fait de faire enregistrer tous les éléments que vous utilisez, c’est-à-dire que vous ne passez pas par le sampling au sens de la récupération sonore depuis des vinyles comme le veut l’imagerie ou la tradition Hip Hop. Comment se passe le travail avec les instrumentistes ?

Supa Jay – Avant tout il faut savoir qu’on ne se rend en studio que pour finaliser et faire le mastering. Tout le reste se fait à la maison. Après notre démarche n’est pas du tout d’abolir le sampling mais de faire du sample à partir d’une matière qui est la nôtre. Tous les musiciens dont tu parles ont été enregistrés entre 2006 et 2012. Dès qu’on a la possibilité d’enregistrer un instrument on le fait pour ensuite aller chercher dans cette banque de sons comme on irait chercher dans un bac de vinyles. Ça nous permet de garder ce coté samplé et bricolé qu’on aime beaucoup puisque c’est dans la culture Hip Hop de faire de la musique comme ça, mais de le faire avec notre propre matière et de ne pas être limité par ce qu’on pourrait trouver sur des disques.

TrendhustlerTu parles du travail autour des atmosphères de “31 Novembre” et on peut en effet assez facilement s’inventer des images sur votre musique : est-ce que cet album n’est pas aussi le soundtrack d’un univers visuel que vous développez avec les clips et les prestations live ? Réfléchir à cet album n’était-il pas aussi réfléchir à un projet plus global ?

Supa Jay – C’est notre manière en effet de s’affranchir du coté très démonstratif du Scratch. Il ne s’agit pas de faire des choses moins techniques mais d’essayer de faire oublier aux gens cet aspect technique pour les faire entrer dans quelque chose de plus onirique.

On essaye donc de suggérer un univers visuel à travers la vidéo, la scénographie et un show lumière très travaillé. L’idée c’est d’alterner entre les moments où le focus est mis sur la performance et les moments où on aimerait que le public pénètre dans un univers plus global.

Break Ya Neck Remix by Scratch Bandits Crew

TrendhustlerQui sont les gens avec qui vous travaillez ?

Supa Jay – Rémi Mallet gère les lumières, Brusk un graffeur français s’occupe des visuels et Icecream, un motion designer, est chargé de mettre ça en mouvement et de faire les vidéo.

TrendhustlerToujours à propos du live, est-ce que vous avez des spécialités sur scène, un rôle à tenir en particulier ? Qui fait quoi en gros ?

Supa Jay – Basiquement on ne s’organise pas pour que l’un de nous gère la ligne de basse, un autre les voix ou un troisième la batterie. Tout le monde fait un peu tout à tour de rôle. Malgré tout nous avons chacun un équipement un peu différent sur scène. Même si on a tous une platine vinyle et une table de mixage, Geoffresh est entouré de tous ses prototypes qui lui permettent d’aller dans des sonorités plus électroniques, Syr qui est un excellent technicien a beaucoup de parties très scratchées et moi j’ai un set up de samplers pour pouvoir envoyer pas mal d’échantillons. Bien qu’on ait tous à peu près le même instrument, ça nous permet d’avoir quand même de petites spécialités et d’avoir chacun notre place.

TrendhustlerWhat’s next ? La sortie de l’album c’est forcément une grosse actualité et beaucoup de travail mais est-ce qu’il y a des projets ou des envies encore en gestation et qui pourraient voir le jour dans les mois qui viennent ?

Supa Jay – On a déjà énormément de travail pour adapter notre album pour les concerts, sachant de toutes façons qu’il y a des morceaux qui resteront exclusifs au disque de la même manière qu’il y a des morceaux qui n’existent qu’en live.

Après sans dire que c’est une envie qui va se concrétiser ou pas, c’est vrai qu’il y a certains morceaux de “31 Novembre” qu’on aimerait bien jouer avec une instrumentation plus riche, avec un ensemble de musiciens par exemple, mais en prenant le temps de faire quelque chose de pertinent, pas trois répétitions avec des gens qui se greffent sur des titres pré-existants. C’est quelque chose qu’on aimerait bien faire et ce disque se prêterait bien à la rencontre de la Scratch Music et de musiciens disons plus traditionnels.

TrendhustlerÇa confirme un peu la sensation que j’ai : vous semblez avoir envie de dépasser la trop grande technicité que l’on prête parfois à la Scratch Music et au monde du Turntablism de manière générale, à la poursuite d’une dimension plus mélodique, vers une plus grande musicalité. Est-ce que je me trompe ?

Supa Jay – Ça n’est pas que ça. Se retrouver sur scène pour proposer de la Scratch Music c’est être assimilé à toute l’imagerie du DJ. Le public fait parfois mal la différence entre les scratcheurs et les DJ’s et avec plusieurs DJ’s sur scène, il réclame un show tout en énergie. Nous avons envie de tirer un peu dans l’autre sens en rappellant que le Scratch est un instrument et que c’est important d’avoir l’attention des gens.

Ce qu’on fait est souvent associé à la musique électronique et à l’idée de faire danser les gens et c’est parfois un peu frustrant. En fait c’est même un contre sens parce que le Scratch est un outil pour déstructurer le son, c’est un instrument de solo. Il faut trouver un équilibre entre la technicité des championnats et la musique de soirées Electro, proposer des parties intéressantes à la fois techniquement et musicalement et être suffisamment digeste pour se produire dans des salles de concerts.

Syr – On se tient quand même toujours au courant. Personnellement j’ai regardé les derniers championnats DMC. C’est pas quelque chose que l’on renie ou rejette. C’est juste qu’on s’est positionné sur quelque chose d’un peu différent.

Supa Jay – Il faut dire aussi que tous les trois, on a toujours travaillé avec d’autres groupes séparément et le fait de n’avoir plus qu’un seul projet nous donne sans doute envie de tendre vers des featurings avec des instrumentistes.

TrendhustlerVous intéressez-vous à des projets qui partagent un peu cette vision de l’utilisation de l’instrument Scratch ? Je pense à Matmon Jazz par exemple, le projet de DJ Ordoeuvre …

Supa Jay – Oui, on a joué avec lui. C’est excellent ! Ce que je dis là ça ce n’est pas à prendre dans le sens où on serait les seuls à faire ce qu’on fait. Nous comme d’autres essayons de tirer les choses dans ce sens là. C’est ce qui va pérenniser le Scratch : il faut arriver à ce que les gens impriment ces sonorités et s’intéressent à ces codes là pour qu’on puisse continuer à en faire dans les concerts et que ce soit le centre de notre création musicale. Il y a un tendance à édulcorer les choses qui inquiète forcément, la Scratch Music est une musique particulière et c’est vraiment important qu’elle garde cette particularité.

L’instrument Scratch n’a évolué qu’à travers les compétitions, chaque année c’était le rendez-vous pour voir les nouvelles techniques. Maintenant quand tu as développé des aptitudes et des techniques pour faire de la musique et bien … faut en faire (rires) ! Même si c’est maladroit. On n’a pas composé nos morceaux du jour au lendemain et au début on a fait des choses plutôt maladroites mais l’envie de faire de la musique à plusieurs nous a mené là où on en est aujourd’hui.

Mais c’est vrai pour tous les instruments, c’est juste que le Scratch est un instrument qui est jeune et qui jusque là s’apprenait plutôt de manière autodidacte. Tu verras qu’un jour on l’étudiera dans les écoles de musique dans les cursus de musiques actuelles … Le Rock ne s’apprenait pas au départ, on en jouait dans les caves, aujourd’hui on l’enseigne au Conservatoire.

L’album “31 Novembre” sera disponible dès le 09 Avril 2012 …

Entretien réalisé par le Révérend D. pour Tales From The Crate Radio Show & Trendhustler.

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