REPORT LIVE GAROROCK 2012 : JOUR 2

The Hives, Gare au Rock !!

Épileptiques, cardiaques…s’abstenir ! The Hives, c’est avant tout et surtout un groupe à voir en live ! C’est là qu’on prend toute la mesure du talent et de la patate du quintet! Dans ma vie, y’a 3 concerts de rock qui m’ont retourné, celui là était le 3ème. Depuis le temps que j’attendais de les voir en vrai, j’ai pris une grosse claque!
Commençons par le début, la première chose que l’on remarque en arrivant devant la scène de « la Plaine », c’est la scénographie. Les Hives ont toujours été un groupe très visuel, à commencer par leur look: costards queue de pie noirs et blancs, hauts de forme, les dandy du rock ont la classe, mais attention, ne vous fiez pas aux apparences : le concerto baroque pour violoncelle n’est pas pour ce soir, en revanche le ROCK, lui… il coule dans leurs veines.

Donc, sur scène, le visage en gros plan de Pelle Almqvist (chanteur/leader), transformé en marionnettiste fou. De ses longs doigts crochus s’échappent de longs fils de marionnettes, devant lesquels viendront s’agiter, syncopés, nos rockeurs suédois. THE HIVES, en grandes lettres blanches, se dresse sur scène, ne laissant aucun doute quant à la suite des hostilités…

22H00, les trublions entrent en piste, la boucherie peut commencer. Ils entament leur set avec un «come on» endiablé, qui nous laisse à peine le temps de comprendre ce qui se passe. Suivront quelques titres de leur nouvel album «Lex Hives» (dont je ne suis pas très fan perso), mais très efficaces en live ; Et puis, bien sûr, l’avalanche des «classiques», ces titres qui te prennent à la gorge dès le premier riff : «walk idiot walk», «tick tick Boom», «Go right Ahead» , «Hate to say I told You So» , «Main Offender»… le cycle de lavage «bourrin» est en marche. Froissage, lessivage, touillage, séchage… quelle classe !! Plus le show avance, plus nos amis se dessapent, le chanteur enchaîne les bonds, les grands écarts, court de long en large, rampe… bref, il se donne ! Son frangin, Nicholaus Arson (lead guitar), est tellement crispé sur son manche, les yeux révulsés, qu’on dirait qu’il va accoucher.

Un festivalier, chauffé à blanc, ira jusqu’à escalader le côté de scène, vite rattrapé par la sécu’, sous le regard amusé de Pelle, qui se voit souffler la vedette le temps de quelques secondes.
The Hives
est sans conteste un groupe taillé pour la scène : des titres courts, une rythmique imparable, pas de préliminaires. Ils donnent tout, tout de suite : l’orgasme est instantané !
Le concert s’achève aussi vite qu’il a commencé, après une apnée d’une heure et demi il est temps de reprendre son souffle…autour, des sourires béats, « ça c’est du rock ! » entend-t-on dire dans le public.
C’est vrai, y’a pas à chier, The Hives, ça décape le conduit auditif !

 

Par Renan

 

NOFX, du punk/rock comme on l’aime !

Suite au concert des Hives, nous attendions avec impatience l’une des têtes d’affiches : NOFX
Un groupe qui n’a plus rien à prouver tant ils ont parcouru le globe avec leur son punk/rock qui déménage, avec entre autres plus de 11 albums à leur actif.

Ils étaient au Garorock pour une date unique en France. L’attente était donc grande.
Leur entrée sur les planches n’avait rien de conventionnel, dans un style à la NOFX, c.a.d « à l’arrache », envoyant leurs morceaux à une vitesse effrénée, avec quelques pauses entre les titres, trop longues à mon goût.

La violence des « pogos » a atteint son ampleur maximale durant ce concert, une violence qui peut être associée au taux d’alcoolémie présent dans le sang des festivaliers à ce moment de la soirée; « pogos », certes, nombreux, certes, violents, certes, mais que dire des « slams » dont le nombre pourra être calculé en fonction des hectolitres d’acide lactique présents dans les biceps de la foule.

Les NOFX nous ont offert tous leurs classiques : « The Brew », « Franco Unamerican »,  « Bob », « Sticking In my Eye », « Lori Meyers » , « Les Champs Elysées », …

On peut dire que leur set est vraiment bien rodé et que ça envoie.
Leur prestation live a répondu, je pense, aux attentes du public et ils nous ont permis de retrouver la bonne ambiance « kepon » qu’on apprécie chez les NOFX.

Par Fabien

C2C : Magistral

Nous sommes Samedi, sur le vaste champ de boue qu’est devenu la plaine de Garorock. La nuit est tombée, et puis comme rien n’arrive jamais seul, la pluie s’abat sur les festivaliers massés devant les scènes, obligeant les moins téméraires à trouver un abri de fortune. Il flotte de plus en plus, et bien sûr, on ne s’y était pas préparé. Un repli stratégique vers le bar Red Bull nous permet de déguster une pinte à l’abri, alors qu’en face, NOFX s’énerve sur scène, devant une foule de courageux amphibiens.

0h45, la bière nous a rendu étanches. Devant la scène, la foule est immense, on ne rate pas C2C, un point c’est tout.
Les quatre Dj arrivent, secs, eux, et s’installent derrière les platines. C’est parti pour un show visuel et sonore d’une heure qui me laisse béat d’admiration.
C2C, je les ai découverts il y a environ 6 ans, dans un petit festi’ de province où ils mixaient alors leur set du « DMC 2005 » (Le fameux). A l’époque, pour moi, l’électro… ça restait un sous genre, j’arrivais pas à accrocher, mais quand j’ai entendu (et vu) ça !!

Depuis, voilà 6 ans qu’à chaque soirée je ne peux m’empêcher de balancer le clip, en me demandant quand est ce qu’ils nous feront le plaisir de revenir sur scène. C’est fait, et c’est ce soir, devant mes yeux, et dans mes oreilles, qui n’en demandaient pas tant.

Leur show est « juste » MAGISTRAL : son, lumières, visuels, scénographie…c’est parfait ! Ce que j’aime avec C2C, c’est que les mecs, à la base, sont de vrais musiciens et qu’ils sont un « groupe ». Je m’explique, j’ai longtemps reproché à l’électro son opacité, on ne voit rien de l’action des Dj, ils passent plus de temps les mains en l’air (cf David Guetta) qu’à toucher leurs platines, caressent 2/3 boutons, jouent avec leur ordinateur… en tant que musicien, j’ai toujours trouvé ça louche. Là, c’est différent, tu «vois» leur influence sur la musique, chacun mixe sa partie, ils sont calés comme un groupe en live, et quel live !! Il pleut encore et toujours, les projecteurs balaient la foule de temps à autre, le spectacle est magnifique : les gouttes de pluie s’illuminent, les mosaïques d’effets visuels (une pure merveille) crèvent la nuit. La messe est dite, sous une cathédrale de pluie qui donne une atmosphère magique à la scène.

Classiques et nouveaux titres, C2C nous mixe tout ça comme il faut. On assiste, en transe, alors que nos Djs demandent à la foule de se scinder en deux, au « battle » entre Hocus Pocus (20syl et Greem) et Beat Torrent (Atom et Pfel). On aura même droit à quelques couplets rappés avant l’hommage à Adam Yauch des Beastie Boys (Obligé). Le rappel, sur le titre « F.U.Y.A » est le clou du spectacle, le visuel est juste sublime (mais qui est le graphiste ?).

1h50, il est temps de se séparer, 20syl s’empare du micro pour nous remercier d’être restés sous la pluie, on sent qu’il est sincère, on sent qu’ils ont kiffé, eux aussi. Enfin des Djs qui n’ont pas la grosse tête (ça nous change de certains). Nous sommes 5000, ils sont 4, et pourtant ce moment est « juste » intime. S’il ne devait rester qu’un concert de cette édition 2012 du Garorock, ce serait celui là, sans hésiter. Mais bon, c’est pas tout, mais mon pull s’est transformé en serviette éponge, j’ai froid, un duvet m’attend, et après ça, honnêtement, je n’ai aucune honte à rentrer !

Par Renan

 

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