REPORT LIVE Primavera Sound 2012 : Jour 2

2 ème jour: Primavera Sound 2012 (Barcelone)

La tempête de la veille nous a fait perdre la notion du temps et c’est 3h à la bourre que nous arrivons au festival. Nous passons le portique une fiole dans le caleçon alors que retentissent les premières notes de « Lullaby » de The Cure. Robert Smith et ses potes ont joué 3h et 36 morceaux. 36 morceaux, ça fait quand même un paquet de notes de musique à retenir, probablement aux alentours de 450 000, d’après une étude Jack Daniels.

 

 

J’aperçois Jean-Doug affairé avec son portable. Ce coquin avait échangé son numéro avec la petite turque de la veille. En deux temps, trois textos, nous la rejoignons, elle et ses copines, pour le concert des Drums. Et la surprise ! Mes yeux semi clos de la veille ne m’avaient pas permis d’apprécier à quel point la Turquie était un joli pays. Pour fêter cette magnifique découverte, je décide de payer ma tournée et recroise Marie Danielle qui se met en tête de passer la soirée avec nous. Le rock d’amour des Drums agit comme une vague de chaleur, ca sautille de partout, les filles hurlent et je sens mes hormones se caler sur le rythme cajoleur de ces mélodies 60’s. Je suis chaud, prêt à reprendre le chemin vers le sommet de la montagne du Kif et rejoindre Jean-Doug qui a pris quelques longueurs d’avance avec sa nouvelle meuf.  C’est alors que, géniaux de perspicacité, les Drums lancent un quart d’heure américain avec le slow, « Down by the water ». Au moment où je saisis une de nos copines turques par la taille, je suis presque déjà amoureux. « What’s your name ? » je demande « Pinar » me répond elle. Au bout de quelques accords, nous nous roulons des pelles de l’infini. J’aperçois, de plus en plus proche, le pic de la montagne du Kif.

 

 

Mais à la fin du concert, nos amoureuses décident d’aller voir The Rapture, au prétexte que c’est « so so cool », alors que nous, on ne veut surtout pas louper Death in Vegas. « Pas grave, on se retrouvera later baby ». Deux verres et un pétard plus tard, tellement fiers d’avoir chopé deux turques bonnes bonnes bonnes, nous nous retrouvons devant la scène la plus excentrée du site, au bord de l’eau, pour le début du concert. Quand retentissent les basses lourdes et moites de la bombe disco humide « Your loft my acid » et que la voix sexy de la chanteuse s’élève dans le ciel étoilé de notre délire narcotique, un seul coup d’œil suffit pour réaliser ce que nous venions juste d’accomplir. Sans crier gare, nous y sommes parvenus, en seulement deux jours : au sommet de la montagne du Kif !

 

 

Il est 4h, nous sommes postés tout là haut là haut, sans aucune envie de redescendre. Montées euphorisantes et boucles débiles, Matías Aguayo et Rebolledo nous maintiennent en suspension jusqu’au lever du soleil.

Matías Aguayo et Rebolledo

La soirée se termine et nous retrouvons nos turcoquinettes à la sortie : la mienne dort déjà sur le banc du métro, l’autre est chaude comme la braise et tient absolument à offrir un toit à Jean-Doug. Je rentre seul, fume 15 pétards en lisant « l’Équipe » trouvé sur la Rambla. Bordel ! Lavezzi à Paris ! Je m’endors heureux comme un prince.

Voir l’article : REPORT LIVE Primavera Sound 2012 : Jour 1

 

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1 Réponse

  1. 3 juillet 2012

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