Le Musée des Arts Décoratifs célèbre la French Touch – Part. 1

La French Touch entre enfin au musée. Les Arts Décoratifs accueillent du 10 au 31 mars l’âge d’or du graphisme et de la musique électronique française. Peut-être que de cette manière, les revues musicales françaises comprendront qu’utiliser encore « french touch » comme adjectif pour n’importe quel groupe de banlieue à synthés discrédite l’ensemble.

Les années 1990 ont témoigné d’un chamboulement de taille dans le paysage musical français. La musique électronique explose et rentre dans les salons et les artistes français partent à la conquête des charts du monde entier. Grâce à des noms aussi mythiques que Daft Punk, Air ou encore Cassius, toute une génération devient fière de dire qu’elle écoute de la musique française. C’est Eric Morand, co-fondateur avec Laurent Garnier du label F Communication qui donnera une appellation au mouvement : « We give a french touch to house ».

Au-delà de l’innovation musicale, c’est aussi par l’identité visuelle dont se revêtiront ces artistes que la French Touch marquera les esprits. En calquant les modèles anglais et américains, les labels créent des partenariats avec des ateliers de graphistes émergents. C’est alors qu’à l’image de Warp et Designer Republic ou de Mo’Wax et Futura 2000, des graphistes comme H5 (actuellement à la Gaîté Lyrique) viennent donner un coup de fouet à l’esthétique de groupes des labels Solid et Pamplemousse. Des paires telles que Restez Vivant ! / Artefact, Tom Kan / Pro-Zak trax, M/M / the Micronauts, Serge Nicolas / Benjamin Diamond, Sylvia Tournerie / Bosco, Alex Courtès / Cassius créeront les codes d’un mouvement qui dépassera très vite les frontières.(…)

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