Interview : Kid Koala

 

De passage en Europe pour sa tournée « 12 Bit Blues », Kid Koala s’ennuyait en loge avant de monter sur scène. Trendhustler a donc sauté sur pareille occasion d’approcher le plus célèbre marsupial de l’univers turntabliste …

TrendhustlerJ’ai une sorte de tradition quand je rencontre un artiste pour la première fois : raconte-moi donc tes débuts …

Kid Koala – J’ai commencé sous la forme d’un embryon, très, très petit. Mes cellules se multipliaient et grossissaient. J’ai alors découvert mon ADN et pendant huit ou neuf mois je me suis senti grandir … et à un moment j’ai commencé à sérieusement m’ennuyer (on éclate de rire tous les deux) !!

TrendhustlerOk. On pourrait peut-être se permettre un saut dans le temps, disons d’une dizaine d’années (rires), histoire de parler de tes racines musicales plutôt …

Kid Koala – Oui, je crois que c’est une bonne idée. Mon expérience musicale a débuté avec le piano classique. Mes parents tenaient à ce que j’étudie la musique parce qu’ils avaient entendu dire que c’était bon pour le développement du cerveau et que ça pouvait aider en maths, à l’école et pour tout un tas d’autres raisons. Il faut dire que mes parents ne sont pas forcément des gens baignés dans la musique : mon père est un scientifique en génétique et ma mère est comptable. La musique ne coule pas dans leurs veines (rires) mais ils voulaient que leurs enfants l’apprennent. J’ai commencé à jouer du piano à quatre ans, jusqu’à mes douze ans environ. C’est à cet âge-là que j’ai découvert les platines vinyle et ça a été une énorme révélation pour moi parce que la scène scratch n’avait rien à voir avec celle du piano classique. C’était vraiment captivant.
La première fois que j’ai entendu du scratch, c’était dans un magasin de disques. Les haut-parleurs diffusaient un mix et je ne savais pas de quoi il s’agissait mais, je pense que c’est parce que je savais jouer d’un instrument, je pouvais sentir une présence humaine derrière ce que j’entendais. J’ignorais comment créer ce son mais, quelque part, j’étais sûr que quelqu’un avait appris à prendre une phrase, à en changer la vitesse, le ton, à la retourner ou à dire quelque chose de nouveau avec. C’était terriblement excitant à écouter. Je ne savais même pas quel matériel était nécessaire – enregistreur cassette, disques ou n’importe quoi d’autre – ça m’était complètement étranger mais à la seconde où j’ai entendu ça, j’ai su que je voulais apprendre à faire pareil.

TrendhustlerTu viens de sortir ton nouvel album,  »12 Bit Blues », et j’aimerais m’intéresser au show que tu proposes pour cette tournée. Ce n’est pas seulement un concert, c’est un spectacle complet avec des platines bien sûr mais aussi avec des claviers, des samplers, des danseuses et même des marionnettes ! Sur scène, est-ce important pour toi d’être plus qu’un DJ derrière des platines et comment réfléchis-tu aux univers que tu imagines autour de tes performances musicales ?

Kid Koala – A proprement parler, je ne viens pas des raves ou de la culture club et aucun de mes disques n’a jamais été porté par une tournée visant à enflammer le dancefloor. Mon public, qui a grossi d’années en années, n’a rien d’une foule droguée avide de tempos rapides et répétitifs ou de lumières stroboscopiques. Il s’agit plutôt d’un public exigeant sur ce que doit être un concert. Les gens sont habitués à me voir dans des contextes différents : avec un groupe, en tant que DJ, etc. C’est l’aspect humain la dimension qui m’intéresse, l’énergie des gens inspirés par l’artiste ou même l’énergie propre à la salle. Pour moi, il ne s’agit pas d’assommer les gens avec de la technologie ou de provoquer des réactions du genre  »Waouh, je ne comprends rien à ce qui se passe ». Il s’agit de communiquer. Même dans les plus gros concerts Rock, les meilleurs moments c’est quand ça devient intime et que tu peux sentir les émotions de quelqu’un en train de chanter avec son instrument et connaître ainsi un genre de connexion. J’essaye de faire en sorte d’arriver à ça avec des platines.

Il y a de toute façon une distance à partir du moment où tu te retrouves face à toutes ces étranges machines, tu sais qu’au moins 80% de la salle n’a aucune idée de ce qu’elles font. Les 20% qui savent vont suivre ce qu’il se passe mais ça fait quand même un gros pourcentage de pertes … à moins qu’ils soient tous drogués (rires) ! Dans ce cas ce n’est pas important parce que tout ce qu’ils veulent c’est danser et s’échanger leurs numéros de téléphone. Pour moi, le live se rapproche plus du fait d’aller voir un film, une pièce de théâtre ou si tu vas voir quelqu’un comme Tom Waits sur scène. Il y a toujours beaucoup de dynamique dans ses spectacles, beaucoup de narration et de personnalité. La performance musicale est grandiose évidemment mais au delà de ça, c’est une expérience totale qu’on te propose. En tant que DJ, même quand je me contente de passer des disques, j’essaye de raconter une histoire dans le temps qui m’est imparti. Du coup quand je travaille sur un album ou un livre, quand j’ai l’opportunité de produire quelque chose d’important supporté par un spectacle, j’ai toujours énormément de plaisir à imaginer ce qu’on pourrait mettre sur scène pour créer cette sorte d’énergie dont je parlais et rendre le show surprenant. Tu sais : je veux juste voir des gens sourire (rires) !

Comme tu le sais déjà, dans  »12 Bit Blues », il y a beaucoup de morceaux assez lents. Pour la tournée  »Space Cadet », tous les spectateurs portaient des casques et étaient assis, il nous était donc possible de faire un concert détendu à un tempo très bas. Mais là on est dans une salle de spectacle où les gens sont debout alors comment maintenir leur énergie et leur attention même si la musique est lente ? Voilà pourquoi on a apporté des éléments comme les marionnettes, les danseuses et tous ces trucs. Tu verras que ça aide bien à illustrer l’histoire que je raconte et les émotions de la musique … et c’est assez drôle aussi !

TrendhustlerComment est-ce que ce processus fonctionne pour toi ? Est-ce que la musique vient d’abord ou est-ce que tu réfléchis à la musique et à la performance live en même temps ?

Kid Koala – J’ai toujours en tête que la tournée fait partie de l’équation mais ce n’est pas ça qui alimente le contenu du disque. Quand je suis en studio, je n’essaye pas d’imaginer qu’il y a un public pour ce sur quoi je travaille. Je fais mon truc, c’est tout, je fais des expériences avec des disques. Parfois je veux juste créer un album à écouter au casque quand tu es seul et triste ! Pour  »Space Cadet », nous avons recherché dès le début ce sentiment d’être isolé mais comment faire ça sans être obligé de jouer pour une seule personne encore et encore pendant des années (rires) ? Il fallait trouver un moyen de faire un spectacle où tout le monde se sente seul tout en étant entouré de gens … Cette question du live survient toujours alors que j’ai presque terminé le projet. Ça a été pareil pour  »12 Bit Blues ». J’en étais au mixage et au mastering de l’album quand j’ai commencé à me demander comment porter ça sur scène. J’avais déjà essayé plein de trucs avec des SP, des scratchs et tout un tas d’autres trucs de live. Bon, il reste toujours l’option d’embarquer 18 DJ’s et 40 platines mais ça crée une logistique impossible … et je ne crois pas que j’ai dans mes connaissances 18 DJ’s prêts à partir en tournée tous ensemble (rires) !

Donc tu cherches un moyen de présenter la musique en respectant les sentiments que tu veux créer chez ton auditeur. Ce que j’aime avec la platine c’est qu’elle reste dangereuse pour moi. Ton show tient toujours en équilibre sur ces trois, quatre ou six aiguilles qui dansent sur le vinyle. Rien à voir avec ces spectacles où les ordinateurs contrôlent tout et où il ne te reste qu’à danser autour, pour moi il y a toujours des erreurs à récupérer, il faut retrouver tes points de repères, penser à ce qui est en marche ou pas à chaque instant, et j’adore l’énergie que ça créé. J’essaye toujours de faire que mes spectacles soient un peu risqués pour le performer. Sans aller jusqu’à faire le funambule, j’aime savoir que tout peut s’effondrer sur une erreur et si le public le ressent aussi, ça rend les choses plus excitantes.


TrendhustlerTon travail est également dangereux pour les gens qui essayent de le commercialiser ! C’est toujours original et inattendu, ce doit être un casse-tête pour Ninja Tune qui a sorti toutes tes productions, est-ce que tu te sens particulièrement chanceux de ne pouvoir faire que ce que tu veux ? Et te rends-tu compte que cette liberté est assez unique aujourd’hui pour un artiste ?

Kid Koala – Absolument. Les gens qui gravitent autour de mon travail ou qui le soutiennent sont une bénédiction, cette équipe que nous avons construit avec les années : écrivains, animateurs, metteurs en scène, chorégraphes … Quant à la place du label dans tout ça, ça a toujours été un honneur pour moi d’avoir été invité sur Ninja Tune parce que Coldcut, qui a créé le label, est l’auteur de disques qui m’ont influencé dès 1988 ou 1989, et qui m’ont poussé à suivre la voie que tu connais aujourd’hui. Les disques que ces gars ont fait, m’ont même aidé à monter sur scène. J’utilisais leurs disques en battle, par exemple le EP  »Beats + Pieces » que je connais absolument par cœur, je n’ai même plus besoin de mes repères dessus, je peux juste le parcourir de tête ! Mais je vois où tu veux en venir. Certains de mes amis ont signé sur des gros labels, des majors, des indépendants, toutes sortes de structures, et ils vivent clairement une expérience différente de la mienne ! Je sais que j’ai de la chance. Je réalise ce que ça représente.

Je n’ai jamais le début d’un hit radio. Ça ne m’intéresse pas. Le fait de faire ou non un morceau qui va détruire le dancefloor n’a aucune importance à mes yeux. Ce n’est pas ma culture. Moi, je viens des films de Woody Allen et du piano classique. A cause de ça, même si Ninja Tune a d’abord été un label orienté vers les pistes de danse, ils m’ont mis le pied à l’étrier et m’ont laissé faire cette étrange mixture turntabliste et tous ces trucs de geek avec mes platines, mes bandes-dessinées et toutes mes histoires à raconter sur scène. Ils m’ont soutenu à chaque étape. Donc bien sûr que je me sens chanceux, d’abord de les avoir derrière moi, ensuite d’avoir su trouver un public pour mon travail. Ces gens qui viennent me voire doivent être des genres de Jedi (rires) ! Ou alors ils veulent juste voir quelque chose d’inédit se produire. Je ne dis pas que c’est un un public immense, je n’ai jamais voulu ça, ça n’aurait aucun sens. Je chéris ce sentiment d’intimité que tu ressens même pendant un concert, c’est primordial pour moi. Et je suis parfois difficile à supporter ! Comme avec le dernier album et la platine en carton à monter pour les enfants, ça doit être extrêmement cher à produire ! Ils me disaient : Tu sais combien ça va nous coûter ? Mais OK, si tu es sûr de ton coup, nous allons essayer … Je sais que j’ai une chance énorme.

TrendhustlerIl faudrait voir à ne pas tomber dans l’excès de modestie, tu fais comme si tu ignorais que des DJ’s jouent tes morceaux dans des endroits où on danse … et que ça fonctionne !

Kid Koala – Non ! Je n’ai jamais entendu ça (rires) !! La seule personne que j’ai entendu jouer un de mes morceaux c’est Amon Tobin. On était en tournée et il a joué  »A Night At The Nufonia ». Quand il a commencé, on voyait que les gens étaient totalement perdus mais il a ensuite rajouté des éléments de Drum’n’Bass dedans et là, la foule s’est emballée, c’était du délire. C’est un fan et un ami proche, quand mon morceau a commencé, je me suis demandé pourquoi il se sabotait ainsi mais c’était drôle, nous partageons le même sens de l’humour.
Mais en dehors de ça, je n’ai jamais été dans un club Hip Hop dans lequel le DJ ignorait que j’étais là et où j’ai entendu un de mes morceaux et je ne crois pas que ça arrivera. Peut-être avec d’autres projets auxquels je participe comme Handsome Boy Modeling School ou Deltron 3030 mais c’est ce que tu entendras de plus proche de mon travail en club, ces projets étant plus efficaces dans ce genre d’endroits.

TrendhustlerLa bande-dessinée et les arts graphiques sont à la fois une de tes influences et un domaine dans lequel tu évolues (Kid Koala a réalisé deux œuvres à la fois romans graphiques et albums CD :  »Nufonia Must Fall » en 2003 et  »Space Cadet » en 2011 -ndlr). As-tu suivi des études d’art ? D’où vient cette passion et y a-t-il des artistes que tu suis et apprécies particulièrement ?

Kid Koala – C’est une question intéressante parce que bien que je savais qu’il existait une scène de comic books et des romans graphiques quelque part, je ne m’y suis vraiment intéressé qu’après avoir moi-même travaillé sur des livres. Quand j’étais enfant, je distribuais des journaux avant l’école, c’est comme ça que je me faisais de l’argent de poche. Ce n’était pas grand chose, juste de quoi m’acheter un ou deux disques par semaine. Je n’avais assez d’argent que pour un vice et il m’était impossible d’être à la fois dans la musique et les comics (rires) ! J’ai dépensé tout mon argent dans les disques. Mais pour certains de mes premiers disques, la pochette à elle seule était une expérience, une histoire, une chance de faire la blague juste ou de proposer des créations visuelles de folie qui m’ont beaucoup inspiré. C’est comme une expérience à travers les dimensions pour échapper à la réalité : tu ouvres le disques, tu l’écoutes tout en te plongeant dans la pochette et là c’est un tout autre monde qui s’offre à toi. Voilà plutôt ce qui m’a donné envie de plonger dans les visuels, les petites bandes-dessinées et toutes ces choses qui m’ont permis de développer mon goût pour la narration, même si de ce coté-là je pense être plus influencé par le cinéma que par des auteurs de BD. De toute façon je ne crois pas avoir un niveau suffisant pour être un vrai auteur (rires) ! Mais je progresse à chaque livre auquel je m’attelle. Il faut plutôt le voir comme le prolongement des choses que j’adore : le Muppet Show, les films des frères Cohen, Jean-Pierre Jeunet … Je regarde ces créations et ça me donne l’énergie et la motivation pour raconter des histoires avec autant d’émotions et de passion que ce qu’arrivent à réaliser ces gens-là. Je serais sans doute plus compétent pour te parler de réalisateurs de films que d’auteurs de comics mais depuis mon premier livre, j’ai été invité dans des conventions de BD ou des Comic Con’ (Comic Convention -ndlr) où j’ai rencontré pas mal de gens jusqu’à avoir quelques amis aujourd’hui dans ce milieu : Brian O’Malley, l’auteur de  »Scott Pilgrim », Jhonen Vasquez qui a créé  »Johnny The Homicidal Maniac », j’aime beaucoup Chris Ware évidemment (dessinateur pour le New Yorker, entre autres -ndlr), Mœbius … il y a trop de noms à citer (rires) !

Mes propres travaux graphiques – comme  »Space Cadet » ou celui avec le moustique sur lequel je travaille actuellement – me donnent l’impression d’être réalisés comme les dessins animés sur les coins des pages d’un cahier ou comme un film muet accompagné d’une bande son. Je suis un grand fan de compositeurs de musiques de films comme Bernstein ou Ennio Morricone, c’est une musique qui me touche profondément. Et comme personne ne m’a jamais demandé d’en faire, je me suis dit que j’allais réaliser ma propre histoire pour pouvoir composer la musique qui va avec ! Je crois que quand tu veux que des portes s’ouvrent, parfois, il faut simplement aller les ouvrir toi-même, si tu vois ce que je veux dire.

TrendhustlerComposer pour des histoire qui ne sont pas les tiennes, c’est quelque chose qui t’intéresserait ? C’est le moment de le dire, je suis sûr que ça pourrait éveiller l’intérêt de beaucoup de gens (rires) !

Kid Koala – Les gens commencent à me demander de le faire … tu sais j’ai commencé avec Ninja Tune en 1996 et pendant 5 ou 6 ans, je n’ai été considéré que comme un performer pour les clubs. Je n’avais encore rien enregistré et quand ça a été le cas, les gens ont pensé que mon univers narratif tenait de la comédie. Mais le public est plus malin que ça et il est évident que  »Nufonia Must Fall » et  »Space Cadet » sont de vraies histoires avec beaucoup de personnalité. C’est quand j’ai travaillé sur ces projets qu’on a commencé à me considérer comme un compositeur autant au piano que derrière les platines, capable de raconter et de créer l’émotion sans recourir à des artifices comme l’utilisation de voix par exemple. Et quand on a travaillé sur  »The Slew » (un projet aux influences Rock avec Dynomite D et deux des membres du groupe Wolfmother -ndlr), nous avons reçu des coups de téléphone de la part de projet comme  »Sons of Anarchy », la série TV, tu sais les gros durs sur des motos (rires) nous demandant si nous voulions réaliser des morceaux pour eux.
C’est ce que j’aime avec les platines vinyle, il y a un champ des possibles presque sans limite, elles sont nées pour être des caméléons. Il n’est question que de comment tu te sens et de comment tu veux jouer. Là d’où je viens, en hiver, les gens sont plutôt tristes, c’est un endroit vraiment déprimant ! Du coup tu scratches différemment. Tu ne veux rien de rapide. Le genre de disque sur lequel tu t’entraînes c’est plutôt du genre Boards of Canada, tu essayes de saisir tes sentiments et de les retranscrire. Et puis quand arrive l’été il te faut des beats massifs, vas-y (rires) ! Mon environnement affecte ma musique, la météo, ce genre de choses …

TrendhustlerPour terminer cette interview (Je n’ai pas eu le temps que j’aurais souhaité -ndlr), j’aimerais avoir ta version sur deux points qui tiennent presque aujourd’hui de la légende urbaine. Tout d’abord : il se dit que tu dois porter un costume de koala sur scène pour quelque chose comme 300 concerts à cause d’un pari perdu, est-ce vraiment le cas ?

Kid Koala – Oui sauf qu’il ne s’agit pas de 300 concerts, ce serait trop long … quasiment le reste de ma carrière (rires) ! Il s’agit de 100 spectacles. J’ai effectivement perdu un pari concernant ma capacité à sauter à la corde pendant huit minutes sans faire d’erreur. Ne faites jamais ce genre de pari, c’est impossible ! Peu importe que vous soyez entraîné. Moi-même je saute à la corde pendant mes cours de gym avec un entraîneur de boxe, bien que je ne boxe pas mais il me fait faire ça. Donc sur ce coup j’étais sûr de moi, du genre :  »Bien sûr, huit minutes, je peux faire ça » et l’instant d’après, je devais porter ce costume de koala pendant 100 concerts (rires)

Trendhustler – Le second point concerne l’avenir de Deltron 3030 (un projet musical avec Dan The Automator et Del The Funky Homosapiens -ndlr) auquel tu participes. Voilà trois ans que j’entends parler – et donc que j’attends – un deuxième album. Peut-on encore espérer quelque chose de ce coté-là ? Est-ce que quelque chose se prépare ?

Kid Koala – Absolument. Si tu vas sur Youtube, tu trouveras quasiment la totalité de cet album joué live pendant l’été 2012. L’enregistrement est terminé, nous l’avons masterisé il y a un mois et demi. C’est notre moment ! Nous avons beaucoup travaillé dessus depuis des années, et cet été il nous a été proposé de le faire tourner sur scène. On a fait sept concerts, Dan, Del et moi. Nous avions clavier, batterie, guitare et un orchestre de vingt instruments avec une section de cuivres. Il y a beaucoup d’arrangements orchestraux dans ce nouvel album et quand il a fallu réfléchir à comment porter ça sur scène, la meilleure idée a finalement été d’embarquer un orchestre avec nous. Et c’est très cool (rires) !! Donc si tu fais une recherche sur Deltron 3030 sur Youtube, tu trouveras les nouvelles chansons jouées en live.
Il nous a fallu changer trois fois de distributeur, ça ne marchait pas comme nous voulions mais passons … maintenant c’est réglé avec EMI. Au départ nous visions une sortie pour le mois de Novembre mais je suppose que c’est déjà trop tard et ils veulent plutôt le sortir au printemps prochain. Mais le disque est terminé donc les gens ne devraient pas avoir à attendre beaucoup plus longtemps. Et nous en sommes plutôt fiers !


Interview réalisée par le Reverend D. pour Tales From The Crate (Radio Show) et TrendHustler

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