Via The Creators Project : Rencontre avec Philippe Zdar

Dans les années 1990, la French Touch a commencé à déferler sur la France, suite à un nombre conséquents de facteurs mêlant les décisions foncièrement anti-techno du gouvernement Thatcher et les influences disco-funk de l’époque. Ce terme générique désigne aujourd’hui une multitude d’artistes de musique électronique comprenant Laurent Garnier, Étienne de Crécy et Daft Punk – Philippe Cerboneschi, a.k.a Philippe Zdar fait partie de cette lignée honorable.

Depuis sa rencontre en 1988 avec Hubert Blanc-Francard (a.k.a Boombass), l’artiste a trouvé le temps de composer pour MC Solaar, de sortir trois albums avec son projet Cassius, d’émouvoir les foules du monde entier avec le tube “I <3 U So”, puis de produire des artistes comme Phoenix, The Rapture et les Beastie Boys. Plus récemment, il a réalisé le mixage du dernier album de Lou Doillon et produit les derniers albums de Cat Power et de Kindness. Alors qu’il était en train de sillonner les côtes ibizéennes en voiture, loin de son imposante collection d’équaliseurs et de compresseurs que vous pouvez découvrir dans notre reportage ci-dessus, il a gentiment accepté de répondre à nos questions. The Creators Project s’est entretenu très brièvement avec lui pour lui éviter d’entrer en collision avec un palmier, juste le temps d’en savoir plus sur sa démarche de producteur et ses dernières collaborations en date.

The Creators Project : Quand on voit l’interminable liste d’artistes avec qui tu as travaillé, on constate qu’elle brasse de nombreux genres musicaux et des musiciens très différents. Comment choisis-tu les personnes avec lesquelles tu collabores ?

Philippe Zdar : En règle générale, ce sont les artistes qui viennent me contacter. Ces derniers temps, j’ai eu de nombreuses propositions et il m’a fallu faire des choix. Mon premier réflexe est d’écouter leur musique, ce qu’ils ont pu faire précédemment ou la maquette qu’ils m’envoient afin de m’en faire une idée et de voir si je peux leur apporter quelque chose. Puis je m’assure qu’ils ont bien compris ma démarche en tant que producteur. Après, il y a des exemples anecdotiques comme les Beastie Boys, pour qui j’ai accepté de travailler sans hésitation car j’étais un grand admirateur de leur travail.

En quoi consiste la démarche de producteur que tu évoques ?
Pour moi, un producteur doit simplement aider les artistes à finir leur disque. Étant moi-même musicien, je vois parfois à quel point ça peut être difficile de décréter qu’un morceau est terminé, et je pense que ça fait partie du rôle de producteur de pouvoir trancher. Par moments, le métier de producteur se rapproche même de celui de metteur en scène – mais il m’arrive aussi de collaborer avec des artistes qui savent très précisément ce qu’ils veulent faire et qui viennent me voir avec une idée toute précise de ce qu’ils désirent. Dans ce dernier cas de figure, je m’arrange au possible pour les emmener vers la direction qu’ils ont choisie, c’était le cas avec Phoenix, par exemple.

Tu comptes produire d’autres artistes prochainement ?
Non, justement, j’aimerais bien arrêter les collaborations pendant un temps pour refaire des morceaux personnels. On compte sortir un album très prochainement avec Cassius.

 

Retrouvez Philippe Zdar et bien d’autres à l’exposition du Musée des Arts décoratifs, jusqu’au 31 mars 2013.

 

Voir l’article dans son intégralité sur le site The Creators Project

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