Neu!2 #2: The Weeknd, Shed, Lescop

En attendant la fin du monde qui, a priori, ne devrait plus trop tarder, je vous laisse en charmante compagnie pour danser, vibrer ou vous remuer le derrière, le regard perdu dans le vague, sur de la musique un tantinet sombre, mais à vocation cathartique, et qui saura vous soulager de vos maux et vous réchauffer un peu les pieds. Cette semaine donc: le r’n’b indé de The Weeknd, la techno qui tue de Shed, et le nouveau revival 80s renouvelé (et frais) de Lescop. Bonne écoute!

 

The WeekndTrilogy
TrilogyOn peut s’interroger sur l’intérêt à rendre payant 3 mixtapes qui avaient été distribués gratuitement, même si certains samples ont été clearés pour l’occasion. Cela dit, au terme d’une année 2012 qui aura vu la musique urbaine entamer de manière formelle sa mue indé, avec les sorties Franck Ocean et de Kendrick Lamar, cela donne une bonne occasion pour se replonger dans l’univers nihiliste du pionnier Abel Tesfaye, qui avait révolutionné le genre avec House of Balloons, sa première mixtape, l’an passé, à seulement 21 ans. Trilogy, c’est donc 160 minutes de déchéance, de débauche et de gueules de bois, la bande son d’une génération observant avec assiduité son manque de repères, servie par une production au poil (avec en featuring des samples de Beach House, Siouxsie & the Banshees, Cocteau Twins, etc.), et surtout par une voix magnifique, totalement incarnée, rappelant par moments un certain Michael Jackson. A noter pour les détenteurs des mixtapes cependant, qu’il n’y a que 3 nouveautés, dont « Valérie » en écoute ici.
[audio:http://www.trendhustler.com/wp-content/uploads/2012/12/210-the_weeknd-valerie.mp3]

 

ShedThe Killer
The KillerPropulsé, à son corps défendant, héros de la « vraie » techno et porte-drapeau du Berghain (et par ricochet, de Berlin), grâce à Shedding the Past il y a maintenant 4 ans, René Pawlowitz n’a cessé depuis d’explorer des styles variés, à travers ses multiples alias, et surtout à travers son deuxième album, The Traveller. Pour The Killer, son 3ème album, publié sur le label 50 Weapons des Modselektor, le mot d’ordre est le retour aux codes et aux structures classiques de la techno, avec ses beats répétitifs et minimaux. Il y apporte évidemment sa touche personnelle développée au fil des ans, avec ses motifs rave et hardcore et ses techniques héritées du dubstep. Il ajoute ainsi à ses textures et mélodies sombres, une agressivité et une lourdeur propres à mystifier et faire bouger n’importe qui par une froide nuit de décembre. La pochette ne ment pas, Shed envoie du gros son. En écoute, l’inquiétant mais rythmé « I Come by Night ».
[audio:http://www.trendhustler.com/wp-content/uploads/2012/12/1-03-I-Come-By-Night.mp3]

 

LescopLescop
Lescop« Révélation française de l’année » selon les Inrocks, « nouveau génie français » pour Tsugi, ou encore « chef de file de la scène française actuelle » d’après Magic, la presse est unanimement enthousiaste à propos du premier album de Lescop, la trentaine, ex-chanteur de Asyl. Portés par « La Forêt », qui tourne à plein régime sur le web depuis 6 mois (en écoute ci-dessous pour ceux qui seraient passés à côté), les 11 titres de son album éponyme référencent de manière assumée les artistes post-punk aussi bien anglo-saxons (tendance Manchester) que français, de Joy Division à Taxi Girl en passant par Daho et Darc. Il n’est donc pas surprenant d’y retrouver à la production la patte du duo indé et tendance John & Jehn. Aussi sombre et désabusé qu’il est dansant et sensuel, l’album est fait pour les gens que les chansons tristes rendent heureux (catégorie dans laquelle se retrouve bien évidemment Monsieur Lescop).
[audio:http://www.trendhustler.com/wp-content/uploads/2012/12/04-Lescop-La-Foret.mp3]

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