Neu!2 #5: Christopher Owens, Electric Electric, Lindstrøm

Du folk-indé-progressif par un auteur/compositeur talentueux, du noise rock de vacances strasbourgeois, et un revival space disco norvégien, c’est le programme de cette semaine dans Neu!

 

Christopher OwensLysandre
Christopher Owens - LysandreAvant de sortir Lysandre, son premier album solo, Christopher Owens s’était taillé une belle réputation en tant que fondateur et leader du groupe indé Girls. Il y était notamment loué par sa capacité à extraire de son passé chaotique (il a grandi dans la secte des Enfants de Dieu, puis a mené une vie d’errance et d’addiction aux drogues) des chansons d’une sincérité exemplaire, quand il aurait très bien pu se contenter d’un personnage de bad boy énigmatique. Après avoir quitté le groupe l’été dernier, il s’est inspiré d’un moment particulier de sa vie (sa première tournée avec son groupe, et son histoire d’amour avec une fille rencontrée pendant cette période au sud de la France), pour en faire un album concept, à la limite de la prog. S’il en respecte les codes (thèmes récurrents, diversité instrumentale – on a même le droit à un long solo de saxophone), l’album conserve bel et bien toutes les qualités qu’on trouvait à Owens. De l’aveu même du principal intéressé, il s’agit d’un album qu’il avait besoin de faire pour pouvoir passer à la suite. On attend donc avec impatience la suite.
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Electric ElectricDiscipline
Electric Electric - DisciplineDepuis 2010, le trio strasbourgeois Electric Electric est associé à ce qui se fait de mieux en matière de rock bruitiste hexagonal (avec les montpelliérains de Marvin, les nantais de Papier Tigre et les tourangeaux de Pneu) sous la bannière de La Colonie de Vacances. Outre un 4 titres, le collectif a avalé les kilomètres à travers l’Europe pour une tournée commune, ce qui a permis au groupe de se forger une très solide réputation scénique, et d’élargir son noyau de fans, avant d’enregistrer son deuxième album. Quatre ans après Sad City Handclappers, Discipline, coproduit avec les 4 labels indépendants Herzfeld, Kythibong, Africantape et Murailles Music, bénéficie d’un traitement irréprochable. En empilant des samples chirurgicaux de batterie épileptique et de guitares agressives, le groupe réussit à faire de chacun de ses morceaux des monuments aussi chaotiques que dansants. Avant tout instrumental et rythmique, l’album nous entraîne dans un transe hypnotique, dans une ambiance frénétique. De quoi donner envie de les revoir dès que possible en live.
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LindstrømSmalhans
Lindstrøm - SmalhansVoilà dix ans qu’Hans-Peter Lindstrøm s’échine à faire danser les foules sur des rythmes disco à grand renfort de synthés à la Moroder. Sorti début 2012, son 2ème album, Six Cups of Rebel, avait déçu son public et les critiques par son côté trop expérimental et fourre-tout. Quelques mois après, lassé par ses recherches sonores, et avide de garnir son set de morceaux propres à transcender des foules venues avant tout pour danser, il s’est attelé à l’enregistrement de Smalhans. Enregistré en l’espace d’un mois, l’album est un retour à ses fondamentaux: un space disco mélodique et joyeux, comme au bon vieux temps. En un peu moins de quarante minutes et en 6 morceaux, le norvégien y démontre tout son savoir-faire perfectionné au fil des ans. Les arpèges virevoltants répondent présents ; les morceaux, simplifiés, vont à l’essentiel. Et pour la petite touche en plus, son vieil acolyte Todd Terje a ajouté quelques touches de sons analogiques, donnant une coloration vintage fort appréciable à l’ensemble.
[audio:http://www.trendhustler.com/wp-content/uploads/2013/01/01-Ra-ako-st.mp3]

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