Forza 5 : L’IA dans ton cloud sur XB1

Chez TH, on aime jouer, et à moins d’avoir passé les dernières semaines dans une maison close à Mogadiscio (malgré les quelques shebabs qui y trouveraient à redire, AK47 en bandoulière, donc respect si c’est le cas), nul n’est censé ignorer que la XBox One est sortie le 22 novembre 2013 en Europe.

Chez TH, on te voit venir aussi, éternel chantre de l’équité nous accusant déjà d’être à la solde du vieux Billou pour ainsi passer sous silence la sortie de la PS4 le 29 novembre, c’est pour ça qu’on te coupe l’herbe sous le pied avant que tu n’aies eu le temps de t’indigner.

Cet article ne va toutefois traiter que d’un jeu Xbox one : Forza 5 (oui, la suite du 4). Déjà parce que je fais ce que je veux,  mais aussi (et surtout) parce que ce jeu mérite que l’on parle de lui.

Non pas par son originalité, car il ne sera jamais qu’un n-ième jeu de bagnole : graphiquement, il est joli, sans pour autant casser des briques (c’est à peine si il se démarque des jeux des consoles de la génération précédente). Le son est sympa, la musique médiocre, les sensations sont au rendez vous, mais, encore une fois, rien de transcendant par rapport aux précédents épisodes sur ce plan, ou par rapport à la franchise d’en face (Gran Turismo).

Alors pourquoi parler d’un jeu de bagnole sur TH ? Pourquoi sciemment alourdir mon karma ? Pourquoi entraver ma destinée au lieu de te déterrer une pépite ou un concept plus audacieux ? Et pourquoi ne te parlerai-je pas de FIFA 14 tout en te conseillant sur la meilleure pizza domino’s à arroser de heineken pendant que j’y suis ?

Tout simplement parce que  Forza Motorsports 5 fait partie des premiers jeux à utiliser les capacités de cloud computing de la console XBox One. Le cloud computing consiste à délester la console de calculs qui alourdiraient trop son processeur en en sous-traitant une partie au cloud.

En gros, c’est comme le stockage de tes tofs et de tes docs sur le drive de google, sauf qu’en plus de stocker, le cloud fait tourner une partie du jeu. Ce principe est une des bases du cloud gaming, qui consiste à entièrement stocker le jeu sur les serveurs distants, l’utilisateur ne jouant plus qu’à travers un terminal qui se contente d’envoyer au serveur les commandes exécutées et d’afficher les images du jeu (comme le fait par exemple la Bbox sensation).

Initialement conçu pour booster les capacités de calcul (notamment graphiques) de la console, le cloud computing s’est rapidement avéré pouvoir donner du lourd en matière d’intelligence artificielle. Sur Forza 5, le principe s’appelle « Drivatar ». Le cloud ici, ne sous traite pas à proprement parler l’IA du jeu, mais la fait évoluer.

Les serveurs du jeu en ligne hébergent un intelligence qui apprend littéralement du comportement des joueurs s’y affrontant. Et les machines, ça apprend achement vite. Tu doutes encore des capacités d’Akinator ? Pas moi, il vient de deviner que je pensais à Tsakhiagiyn Elbegdorj (homme politique mongol) avant que j’aie eu le temps de dire « pwned ».

Le but de l’apprentissage dans Forza 5 est d’assurer la persistance d’un soi virtuel dans le mode multi-joueur, même si on n’est plus connecté. Ainsi, un toi virtuel peut continuer à mettre la pâtée à tes potes et leur faire bouffer le gravier si ils ont le malheur de se connecter et de concourir contre toi exactement comme si tu le faisais en vrai. Grisant, nan ?

Ce principe se limitant pour l’instant au mode multijoueurs est récapitulé dans cette vidéo :

L’apprentissage artificiel basé sur l’étude du comportement de millions de joueurs connectés autorise à raisonnablement espérer assister à l’émergence de nouveaux standards en terme d’IA dans les jeux.

Les ennemis t’encerclant, te traquant, organisant des embuscades dans un FPS, une intelligence artificielle retord dans un jeu de stratégie en temps réel, bref, des modes de jeu solo avec des ennemis/alliés aussi efficaces que les meilleures escouades en mode multi, voilà de quoi inciter à garder la foi.

Amen (Révérend, si tu me lis \o/ )

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