Actress dans la brume

Après une collaboration avec Damon Albarn sur Mali Music, l’anglais Darren Cunningham nous livre une suite à Hazyville (2008) avec son quatrième album, Ghettoville. Entre engrenages mal huilés et respiration metallique, Actress décompose sa musique dans une noirceur plus omniprésente que sur R.I.P (2012). Dans toute cette brume on fini par être un peu confus. Jusqu’à « Rims » et sa ligne de basse funky, on erre dans une boucle pas finie.
En effet, Actress se cherche, et en se cherchant il tourne un peu en rond. On en attend bien plus du même Actress qui a fait Splazsh en 2010.
Heureusement,  on retrouve dans « Birdcage », « Our » ou encore « Gaze » une meilleure volonté du DJ anglais. Les influences Burialesque de Actress demeurent de bons atouts et celui-ci n’hésite pas à les revendiquer sur « Frontline ».

Cet album mêle sonorités métalliques, white noises et autres blips dans une optique quasi expérimentale le tout fort inspiré par la techno de Détroit des 90’s.


Quelques chansons comme « Rap » nous rappelle qu’Actress revendique son style « R&B concrète ».

Néanmoins,  on ne fait que se rappeler, l’album étant composé quasi exclusivement de boucles de 30 sec répétées à usure. On vous conseille de vous pencher plutôt sur Gray (groupe de Jean-Michel Basquiat) ou d’écouter « View Points » de Teebs.
Teebs – View Point by BRAINFEEDER

 

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