Live-report : Kanye West en concert à la Fondation Louis Vuitton

C’était l’événement de cette fin de semaine à Paris : Kanye West, de passage dans la capitale pour assister à la Fashion Week, a pris tout le monde de court en annonçant, littéralement du jour au lendemain, une série de 4 concerts surprise à la Fondation Louis Vuitton (du samedi 7 au mardi 10 mars).

Vous ne le savez peut-être pas encore mais j’ai toujours eu un profond respect (amour ?), inconditionnel et parfois déconcertant à l’égard de Kanye West. Tant et si bien que je n’ai pas hésité une seule seconde à me délester des 100€ qui étaient de mise pour assister à l’évènement.

Le rendez-vous était donc pris avec Kanye. Il faut dire qu’il s’agissait déjà là de notre troisième rendez-vous et – je ne vous apprends rien – TOUT se concrétise TOUJOURS au troisième rendez-vous.
Après une première rencontre encore ancrée dans ma mémoire et frôlant la perfection (Bercy, 2 juin 2012, lors du « Watch The Throne Tour » avec Jay-Z), j’étais ressortie plutôt mitigée de notre deuxième entrevue aux aspects froids et sans âme (Zénith de Paris, février 2013).
Jamais deux sans trois donc, l’ambiance était à la reconquête en ce samedi 7 mars.

 

Crédits photo : Esther Cohen

Retour sur cette soirée de tous les possibles :

Le lieu : la Fondation Louis Vuitton

On connaît depuis quelque temps maintenant l’attrait de Kanye pour la mode et surtout pour Louis Vuitton, marque avec laquelle il entretient une relation toute particulière.
Celui qui s’est toujours auto-proclamé « the Louis Vuitton Don » (notamment dans « Last Call » sur l’album College Dropout) a donc choisi de se produire dans un lieu célébrant la culture, l’art et la création contemporaine. Comme une évidence. Kanye étant devenu depuis quelques années déjà, une icône de la pop-culture et son travail en tant qu’artiste s’inscrivant toujours dans une démarche contemporaine et extrêmement créative.

Cette symbiose entre le lieu et l’artiste s’est retrouvée tout au long de la soirée. Dès le départ, avant même d’entrer dans la salle de concert, une partie de la fondation était réservée à la diffusion exclusive du clip de « All Day », extrait du prochain album de Kanye « So Help Me God » et réalisé par Steve McQueen (réalisateur notamment du film « 12 Years A Slave »).

 

Image via @KanyeWestFR

 

Arrive enfin le moment d’entrer dans la salle ou plutôt l’auditorium qui malgré sa petite taille, paraissait tout à fait adapté à la mesure de l’évènement : intimiste et maîtrisé.
On reviendra sur la performance de Mr. West en tant que tel un peu plus bas mais cette fois-ci plus que les autres, il y avait comme une communion entre ce lieu, à la fois simple mais imposant à l’image de la mise en scène (trois écrans reflétant divers paysages – océans, nuages, forêt) et la représentation à laquelle s’adonnera Kanye.

Un lieu particulier et unique pour un spectacle qui le sera tout autant. Kanye a donc mis les petits plats dans les grands pour notre troisième rencontre.

Un Kanye West en reconquête

Kanye fait donc son entrée aux alentours de 22h15, « all white everything », sur le puissant « On Sight » extrait de son dernier album en date, Yeezus. Le ton est donné, le public (un brin BCBG sur les bords) suit et assiste à une sorte de rétrospective, de démonstration sous forme de rappel de ce qu’était Kanye West (reprenant des classiques comme « Jesus Walks », « Gold Digger », Flashing Lights ») et de ce qu’il sera (interprétant quelques uns de ses futurs titres qu’on avait déjà pu entendre sur certains plateaux télé – notamment « Wolves » featuring Vic Mensa et Sia).

 

Comme un pied de nez aux critiques et à ceux qui pensaient que cette série de concert ne se résumerait qu’à une démonstration d’égo-trip et de délires en puissance (ce qu’il maîtrise également à la perfection ne nous mentons pas), Kanye a livré 1h30 de show comme il sait si bien le faire, sans fausse note, communiant avec le public avec un sourire qui se faisait de plus en plus rare ces derniers temps.

Mission accomplie Kanye, je suis de nouveau conquise comme au premier jour.

Le bilan ?

Si j’ai succombé dès les premières notes de piano sur « Runaway », j’ai atteint le climax de mes capacités physiques et vocales sur « All Day » et ai été dans un état de complète fragilité sur « Only One » qui a clôt ce spectacle de la meilleure façon possible.

 

Bilan des courses : Kanye et moi avons encore de beaux jours devant nous et comme je le dis souvent, le hip-hop c’est comme au football, à la fin c’est toujours Kanye qui gagne.

<3

 

Crédits photo : Esther Cohen

 

Kanye West – en concert jusqu’à demain soir à la Fondation Louis Vuitton.

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