Pot-pourri #4 : Internet, mon amour

Eh ouais, on a pris un peu notre temps, on a prolongé nos vacances mais cette fois c’est la bonne, on est de retour, on est tout frais, c’est la rentrée !
Et promis on ne basculera même pas dans la métaphore scolaire avec les cartables, cahiers et autres fournitures de rigueur dans cette blogosphère.

On ne le dit pas souvent mais Internet et nous c’est une grande histoire d’amour (cf. la nouvelle rubrique de la patronne).
Ouais, on t’aime Internet et apparemment on n’est pas les seuls en ce moment à sortir du placard et crier à qui veut l’entendre notre amour inconditionnel pour cet être qui nous réserve toujours plus de surprises. Un éternel recommencement de conneries auxquelles on a décidé de réserver un traitement tout particulier pour cette rentrée. Et ça commence maintenant.

• EN IMAGE – La fête du clip

The Shoes – Drifted

S’il nous fallait faire une ode à Internet, Drifted en serait l’illustration parfaite.
Entre .gif et vidéos cultes sur fond de Dawson et Kim Kardashian en maîtres de cérémonie, on se dit qu’Internet va bien et ne pouvait mieux se porter que dans ce clip génial réalisé par le crew DENTS DE CUIR. Et puis quel retour de The Shoes ! Les gars sont prêts et on attend l’album Chemicals (le 2 octobre) comme des petits fous !

HYPHEN HYPHEN – Cause I Got A Chance

C’est sur fond vert et avec des images circa. Windows 95 que le groupe HYPHEN HYPHEN déclare lui aussi son amour à Internet. Plus artisanal que le clip de The Shoes, c’est le bordel total pendant 3 minutes et qu’est-ce qu’on aime ça !
C’est en regardant ces deux clips l’un après l’autre qu’on se rend compte de la force d’Internet, ce puit sans fond, exploitable à souhait.

Shamir – In For The Kill

Pas d’Internet à proprement parler dans ce clip mais des K7, beaucoup de K7 (tu sais combien c’est précieux pour nous ça) et surtout beaucoup d’amour pour Shamir qui nous embarque dans son vaisseau extraterrestre dans les tréfonds de son univers, totalement internet-friendly.

• L’OVNI du moment (Objet Internet Non-Identifié)

Il s’appelle Lamusa, il est italien et définit sa musique comme de la musique « psycho/porn/italo ». La messe est dite.
Un petit détour sur ses Internets et on débarque directement dans un univers éclairé aux néons, inspiré des heures les plus brumeuses et mystérieuses des 80’s.

Lamusa

Mais le génie de Lamusa c’est son site Internet. A l’image de sa musique, le site se présente sous la forme d’un véritable bureau d’ordinateur à l’époque où la pomme était encore arc-en-ciel et où téléphoner et « surfer sur le web » en même temps relevait de l’impossible. Mention spéciale pour le dossier « XXX »…
Un « must-see » comme il est coutume de dire : http://www.lamusamusic.com/

Mis à part ça, le gars fait aussi de la musique cool : https://soundcloud.com/lamusalamusa

• EN FINESSE – Des fists et des lettres

Il n’y a qu’avec Internet qu’on peut allier l’érotisme à l’intellect de manière tout à fait naturelle et brillante.
« Nietzsche ta mère », « Don qui Chope » ou dernièrement « Bitch better have my Manet », les plus connectés d’entre vous ont sûrement déjà dû voir ces jeux de mots intellos fleurir sur les Internets.
Ils sont l’œuvre du collectif Des fists et des lettres qui œuvre depuis quelque temps à répandre ses semences intellectuelles pour notre plus grand plaisir.

Pour la rentrée, ils ont choisi de s’aventurer un peu plus loin et de s’attaquer au 7e art, en lançant une collection de t-shirts sobrement et proprement intitulée « 7e HARD » avec le site monsieurtshirt.com.
Le concept est simple : associer les grands intellectuels de ce monde à des films érotiques vintages.
Le résultat : Léonard de Vinci dans « Et il ramona Lisa » ou encore Beethoven dans « La voisine jouissait sur le Do ».
On vous laisse découvrir un aperçu ici :

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• EN MUSIQUE – Break The Internet

Future x Drake – What A Time To Be Alive

Il est maintenant de notoriété publique que Drake et moi, c’est du sérieux. Il est également de notoriété publique que Future et moi, c’est du sérieux.
Dans une logique totalement implacable, il est donc de notoriété publique que What A Time To Be Alive, c’est du sérieux.
Bon pour la critique objective et riche en arguments, on repassera hein !
Pur produit d’Internet, la mixtape en a suivi tous ses codes avant, pendant et après sa sortie.
En effet, tout est parti d’une rumeur sur Twitter annonçant un projet commun entre nos deux compères. Puis c’est Drake himself qui a annoncé la sortie du projet lors d’un concert à Atlanta dans le cadre du Music Midtown Festival. La sauce prend à merveille.
Puis, dimanche 20 septembre, lors de son émission OVO Sound Radio sur Beats 1 (la nouvelle webradio d’Apple), Drake balance deux fois d’affilée le projet, intitulé What A Time To Be Alive. La bombe est lancée.
Internet s’agite dans tous les sens, les commentaires fusent, la mixtape est un succès (les ventes devraient atteindre le demi million en première semaine) et forcément les enquêtes commencent.
Fun Fact : on apprendra que l’artwork du projet – une multitude de diamants – est en fait tout simplement une image récupérée sur Shutterstock, la fameuse banque d’image online.
INTERNET ON T’A DIT !

drake-future-what-a-time-to-be-alive-album-cover-lead

Kije Manito – Majestaju

Démonter des machines, jouer de multiples instruments, Erhal Lacroix aka Kije Manito connaît bien ça. Ingénieur du son de formation, ses connaissances techniques sont indéniables et sa passion pour le son se ressent énormément à travers son premier EP, Majestaju.
Electro-pop glitch, Kije ne sombre pas cependant dans le kitsch et démontre une véritable minutie et une attention toute particulière aux détails, le tout formant une véritable harmonie qui saura animer vos débuts de soirée.
Majestaju c’est un peu l’Internet des coulisses, celui qui tient les ficelles et qui en plus se paie le luxe d’être agréable !

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