Portrait : Malca, la nouvelle icône pop décomplexée.

Le titre peut porter à confusion mais ne vous y trompez pas, Malca est bien un jeune homme, que l’on a vu débarquer en veste jaune et bonnet gris un vendredi à la terrasse du café où l’on s’était donné rendez-vous pour discuter de tout, de rien mais surtout de son parcours et de sa musique.

Du Maroc à Madonna, on a ratissé large pour tirer le portrait de celui qui est bien parti pour devenir l’icône pop de cette fin d’année.

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Malca est marocain, Malca a bientôt 27 ans et Malca vient de sortir son premier EP « She Gets Too High ». Les présentations sont faites.

Si le succès commence « seulement » à pointer le bout de son nez c’est, comme Malca nous le confie, particulièrement dû au fait qu’il ait mis du temps à trouver la couleur qu’il voulait donner à sa musique.
Arrivé à Paris à 19 ans après avoir grandi à Casablanca, le chemin est parsemé de quelques embûches, le temps de faire la tournée des bars guitare à la main et de rencontrer les bonnes personnes. Ou du moins LA bonne personne a.k.a Momo, son « frérot » et manager qui l’a beaucoup aidé et guidé.

Mais ce qui nous a le plus intrigué chez Malca, c’est cette identité forte qui ressort de sa musique, la « Malca touch » et maintenant que la machine est enclenchée, on entre dans le vif du sujet.
Fasciné par la pop culture, Malca la revendique dans sa musique, dépeignant un univers à l’identité forte, une culture marocaine alternative, kitsch et décomplexée, à l’image de la jeunesse casablancaise à mi-chemin entre Orient et Occident, habitée par le mythe américain et l’envie de liberté.
Cette culture on l’a retrouve sur la pochette de l’EP et surtout dans le clip « She Gets Too High » qui raconte justement l’histoire d’une jeune fille marocaine décomplexée sur fond d’images sortis de clips châabi, cette musique populaire orientale connue pour elle aussi dépeindre un univers aux influences « légères ».

Cette culture pop décomplexée c’est aussi une façon pour Malca d’assumer complètement sa musique. On apprend ainsi qu’au-delà de ses influences black music, Malca est complètement fasciné par des artistes mainstream tel que Madonna ou Usher.
Mais c’est surtout grâce à des artistes comme Frank Ocean ou Blood Orange que Malca a compris qu’on (mais surtout qu’il) pouvait à la fois faire de la musique dite « grand public » mais avec une pure esthétique sonore et une véritable musicalité.

Malca a donc trouvé sa voie : celle de la pop au service d’une identité et d’un message forts qu’il prévoit d’ailleurs d’affirmer de plus en plus notamment sur son prochain EP normalement prévu pour mars prochain.

En attendant, Malca nous donne rendez-vous le 24 octobre au Badaboum (places à gagner) pour sa release party et tout porte à croire qu’on sera là pour pop-er notre booty.

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