Live report – Les Transmusicales 2015 – Jour 3

Dernière journée de découvertes aux Transmusicales de Rennes. Après une deuxième journée forte et intense, Trendhustler vous propose une sélection plus World Music pour clore cette aventure.

trans-musicales-rennes-2015

Jour 3, voici ce qu’il ne fallait pas rater!

Samedi 5 décembre 2015, Rennes.

Suite et fin de cette édition 2015 des  Transmusicales de Rennes, la nuit a été rude et on note la fatigue sur le visage de mes confrères. J’ai donc décidé de faire une sélection plus World Music ce soir.

On commence avec Imarhan, six musiciens Touareg originaires du sud de l’Algérie. Une sortie d’album très attendue en janvier prochain. Les hommes en bleu nous font voyager à travers le Sahara. Lever de rideau, la calebasse, cet instrument en demi-sphère d’Afrique de l’Ouest, donne le rythme. Alignés sur scène, tous jouent des cordes pour la plupart de l’électrique, des nappes de guitare pour l’accompagnement et deux solistes qui exécutent des solos perpétuels. À cela vient s’ajouter des chœurs de chants traditionnels, le leader pose sa voix, un savant mélange d’Afrique et du Maghreb. Au lointain, une projection d’images vidéo de matières picturales aux couleurs chaudes réussi à nous plonger en plein cœur du bled. Et même si les morceaux se ressemblent beaucoup dans leurs cadences, on ne peut s’empêcher d’apprécier cette traversé aride.

IMARHAN

Dans un tout autre registre, les géants Finlandais de Steve’N’Seagulls recyclent les traditions musicales chères au grand sud américain. Leur country fusionnée avec du heavy métal me fait taper du pied, ils ont notamment dans leur premier album réinterprété les morceaux phares de groupes tel que Guns N’ Roses, Iron Maiden et Metallica. Première chanson dans le noir, une introduction orchestrale, les trois colosses apparaissent dans la lumière, habillés en jean salopette bleue, sauf un des artistes orné d’un chapeau à tête de loup jouant de la mandoline, contrebasse et banjo sont de rigueur, cadences endiablées, la voix et la corpulence du leader me font penser à Jack Black version blondinet scandinave. On danse, on sautille, victimes de leur succès la salle est pleine à craquer il faut à présent faire la queue à l’entrée pour pouvoir les apprécier.

STEEVENSEGULL

Direction les Khun Narin’s Electric Phin Band, j’avais beaucoup entendu parler de ces musiciens Thaïlandais car c’est le coup de cœur de Jean-Louis Brossard, l’homme qui incarne les Transmusicales de Rennes depuis 37 ans. En effet, ils ont joué plusieurs fois dans les off du festival et ont même eu l’honneur de jouer devant le maire de la ville lors de l’ouverture des Rencontres. Leur histoire est un conte de fées, un peu comme celui du groupe Staff Benda Bilili de la République démocratique du Congo. Dénichés au fin fond de leur pays par un producteur américain, ils se retrouvent pour la première fois sur le vieux continent. Tous vêtus d’un gilet de chantier orange fluo sur lesquels ils ont brodé le logo des Transmusicales. Dépaysement garantis, ils nous servent une musique instrumentale pour une expérience psychédélique. Leurs instruments sont uniques au monde, une sorte de luth électrique à trois cordes mène la barque tandis que des batteries et autres percussions artisanales battent la mesure. Sur scène, un des musiciens que l’on pourrait comparer à un chauffeur de salle, danse avec le public, frappant sur des doubles cymbales. Le public est conquis cette musique est résolument faite pour danser.

KHUN_NARIN

Enfin, je me devais de finir ces 37 ème Rencontres Transmusicales avec un peu de techno, j’ai donc découvert Idiotape. Originaire de Séoul, ce trio formé en 2008 et auteur de deux albums « 1111101 » et « Tours ». Ils sont déjà de véritables stars dans leur Pays. Sur la scène, un set de batterie plus que complet, de part et d’autre des synthés et des machines. Au-dessus, le logo du groupe tremble et devient flou sur le rythme de la grosse caisse. Le batteur se bat à coup de rythmes techno contre les machines de ses deux acolytes, sans faille. On sent l’influence assumée des Daft Punk, la salle est pleine à craquer, le public se déhanche. Ils se permettent même de reprendre « Sabotage » des Beastie Boys. Ovation pour ce groupe dont la techno instrumentale a réussi à me redonner la pêche.

IDIOTAPE

Les 37 èmes Rencontres des Transmusicales de Rennes, c’est terminé pour moi. Direction la gare, la tête pleine de souvenirs éclectiques, le festival a dûment rempli sa mission, nous faire découvrir les futurs talents de la scène électro de demain.

L.ASPES pour Trendhustler.

 

Infos pratiques :

Les 37 èmes Rencontres Trans-musicales de Rennes, du 2 au 6 décembre 2015.

Parc Expos, Aire Libre, Les Champs Libres, l’UBU.

>> Consulter l’intégralité de la programmation.