Interview : Les Holy Oysters, c’est qui ?

Si vous suivez Trendhustler, déjà vous êtes dans le bien. Vous méritez une petite image ou un bon point selon votre ancienneté. De fait, vous connaissez sûrement déjà le groupe dont on va parler aujourd’hui : les Holy Oysters. Les présenter en tant que groupe à proprement parler est un peu réducteur, on s’en est rendu compte après avoir partagé quelques instants avec eux pendant la promo de leur nouvel EP qui porte le nom du groupe.

holy oysters

Un premier opus fraîchement sorti sur toutes les plate-formes digitales et, en physique chez Colette. Attention, par contre, le grand CD noir en édition limitée est déjà en rupture de stock. Une belle preuve de la réussite de ce groupe aux allures de collectifs d’artistes et vice et versa.

En tout cas, ce premier EP est l’occasion pour pas mal de monde de découvrir la pop psychée mais pas trop du groupe. Une touche musicale influencée par les courants musicaux anglo-saxons des années 60 et 70, de la pop, du rock et un petit je-ne-sais-quoi de mouvance psychédélique. Tout cet EP regorge de sonorités organiques presque aquatiques faites de guitares trafiquées, de synthés massifs servis par une rythmique qui fait le café. L’écoute se passe sans tumulte avec des titres que l’on connaissait déjà comme ce superbe Take Me For A Ride qui nous invite à la suite. Une belle ballade sur ces morceaux travaillés dans les moindres détails pour un résultat envoûtant.

Une magie musicale qui opère jusqu’au deux derniers morceaux. Nettement moins timides que les précédents, My Mind Slipped Away et Supersonic s’annoncent dantesques et portent la marque d’un futur musical assez sympa. Le premier fait le taff avec un master fou et des nappes de synthés à vous décrocher les tympans et, le second, prend des allures d’opéra-rock avec un début vocal et une suite strictement instrumentale qui fait, pour reprendre l’expression, un arabica des plus doux. Chapeau bas vu les influences que chacun pourra s’amuser à piocher dans cette orchestration.

Avec ce premier EP, on sait que les Holy Oysters en ont encore sous le pied. Curieux comme on est, on a été à la rencontre du groupe pendant la promo de leur sortie pour en apprendre un peu plus à leur sujet.

Retour sur cette rencontre en questions

On va commencer de façon super originale, mais Holy Oysters c’est quoi ? Comment pourriez-vous vous présenter ?

Holy Oysters c’est plus un concept qu’un simple groupe ! Plus précisément les Holy Oysters sont les 5 symboles qu’on porte, pas nous. On essaie d’apporter une expérience globale centrée sur la musique, par la vidéo, les visuels, le live, le web, des objets… Tout n’est pas encore opérationnel mais c’est en bonne voie !

Vous vous êtes rencontrés comment ? Qui a eu l’idée de monter le groupe et, surtout, qui a baptisé le groupe ainsi ?

Ça a été long avant d’avoir la formation finale ! On s’est plus ou moins tous rencontrés par hasard. C’est ça qui est assez drôle. On ne va pas vous raconter toutes les histoires, mais par exemple on a rencontré notre clavier parce qu’on allait répéter chez lui dans son studio, et pendant qu’on répétait il était en train de repiquer les leads qu’il entendait de l’autre côté !

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En fait le nom découle d’un concept global. L’idée c’était de dire que tout et n’importe quoi peut être sacré, dès l’instant où tu le décides comme un enfant avec son jouet préféré, un explorateur avec sa boussole, un musicien avec son instrument ou même un tennisman avec sa raquette. Du coup, si tout peut être sacré dans un sens rien ne l’est réciproquement. Donc chacun est libre de croire en ce qu’il veut, même des huîtres. Il fallait un nom vraiment spécial pour traduire ça, et avec de la dérision aussi, et on trouve que Oysters c’est vraiment le truc pas hyper sexy à première vue, et de le rendre Holy, tout de suite on pense plus à la perle, au nacre à l’intérieur etc, c’est pour ça que ça collait bien.

Pour ce qui est du nom du groupe, est-ce qu’on doit penser que vous aimez les fêtes de fin d’années ou il y a un lien avec la Oyster Card britannique ?

Rires. Rien à voir, mais c’est vrai que ça revient souvent!

On parle souvent de vous comme un groupe pop et vous parlez de votre musique comme psychédélique. Comment réussissez-vous à maintenir l’alchimie entre les deux genres ?

En fait ça se fait assez naturellement ! Je pense que la pop est le principal moteur dans notre musique, en tout cas de plus en plus. C’est plus notre manière de l’aborder qui est psychédélique, surtout en live. Après on ne cherche pas à faire de la pop « psychédélique », c’est comme ça qu’on a décrit notre musique à un instant « T », mais ça peut et va sûrement changer. Il y aura toujours un petit côté psyché j’imagine, parce que ça fait parti de nos influences, mais ça ne sera probablement pas de la même manière.

D’ailleurs, on retrouve le côté psychédélique de vos morceaux dans tous vos clips. Les idées que vous mettez en image vous viennent d’où ?

On a fait les visuels pour le groupe (sauf le clip de Take me For A Ride qui a été réalisé par James Greenall où on a juste travaillé sur les effets justement psychés par dessus). En général, notre musique se traduit visuellement comme des sensations. On laisse le spectateur se faire sa propre idée et se l’approprier comme il le veut.

Holy Oysters

Qu’est ce qui vous inspire pour composer vos morceaux ? Une substance précise, une recette ou un rituel à partager avec nos lecteurs ?

Rires. On s’y attendait à celle-là !… Eh bien au risque de vous surprendre, non pas de substance! Ça serait dommage d’être complètement tributaire de substances pour créer.

Il n’y a pas si longtemps, on a vu le Youtubeur PV Nova reprendre un de vos morceaux. Ça fait quoi de voir qu’un mec qui bosse avec Norman et cie s’est réattribué votre musique ?

Incroyable comme sensation, une des plus douces qu’il soit ! Et en plus de ça PV et Clara on fait un boulot de dingue ! C’est très élaboré, on était ravi et honoré.

Vous parliez toute à l’heure du live. On vous a déjà vu sur la scène de l’Alimentation Générale ou encore sur celle du Nuba ou du Trabendo. Mais, quand est-ce qu’on aura l’occasion de venir à nouveau vous voir en live ?

L’Alimentation générale c’était les premières scènes oui il y a longtemps ! C’est toujours bon d’y repenser. On a joué il y a peu au Old Blue Last à Londres et on se prépare à faire une grosse date aux Étoiles à Paris le 24 Novembre.

Des actualités à venir ? Un nouvel EP ou un nouveau morceau ?

Il y a plein de choses en stock, mais on ne peut rien vous dire pour l’instant !

Au final, on peut dire que la Sainte Huître est votre religion ?

Le terme religion nous gêne un peu, notre idée c’est d’envoyer un message d’unité et d’amour, de dire que tous ensemble on est plus fort, peu importe justement les religions, de quelle planète on vient, ce qu’on mange au petit déjeuner. Oui, ça peut paraître nunuche mais on s’en fiche!

Un dernier petit mot ? Une prière à l’huître ?

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