Suce ma plume #13

Deux oiseaux se sont posés sur mes yeux et ont pondu un nez
C’est un message divin pour me dire qu’il faut sniffer de la came de qualité
Des hommes en noir, sans doute des poètes,
Comme des croquemitaines
Griffent le ventre du monde
Eventrent les oreillers
Pour trouver des perles
Mais ne trouvent que des barrettes
De dope à doggystyler le yan-cli
Est-ce que vous méritez la poésie ?
Vous méritez qu’une femme très belle pisse dans votre tirelire
Vous méritez que la beauté vous fasse un kiss sur vos paupières
Lourdes comme des musées
J’emmène la mort sur une fausse piste,
Prends la liste dans la poche de son grand manteau de fourrure
Remplace mon nom par celui d’une raclure
Quand je croise un fou qui me regarde en tirant la langue
Je crie « vive la démocratie ! Vive le Wu Tang ! »
On a décrété la raison langage universel
Tu crois franchement qu’en l’an 10 000 on aura encore ce minitel ?
Notre maman nous a mis des likes facebook dans les gènes
La nuit je descends dans le soleil
Le graal est une sardine, pêchée par Popeye
Su’l billard de la galaxie
Tic tac la boule blanche tu peux pas l’éviter
Salut Marie pleine de graisse au fond de l’évier
Ou dans le cul d’une dinde farcie
Il s’agit de couper des cordons
Faire marron les tourniquets, les douanes du panthéon
J’ai le blues du capitaine Nemo
Perdu dans un sous-marin sans cannettes de Pepsi
Les emmerdeurs aiment la pluie car elle leur ressemble
Les étoiles refusent de bosser la nuit, viennent devant l’ambassade menaçant de se couper le membre
Je suis jeune comme un p’tit vieux
Les adhérents sont tous fous mais ils ont le mot de passe
Je te donne un peu d’écume sur tes lèvres en quartier
Personne m’a consulté concernant la copro
Ça dit être pro mais ça crée en état d’ébriété
En plus je n’ai rien sur les rush de ma Go-pro
Avant qu’on nous ouvre comme une serrure pour voir
Si notre intestin grêle est en vrai chinchilla
Je vais chiner de quoi chiler fun nice crush
Période de résistance où il ne vaut mieux pas montrer ta quinte de toux chez Flunch
Je rackette les fleurs : donne-moi tous tes pétales ou je t’offre à Marine Lepen
Un de ces jours la pluie m’effacera comme un dessin à la craie et ça te feras de la peine
C’est ma dernière escale sur terre, après je reprends le large
Bienvenue chez toi, libre à toi de tourner les pages ou de pingouiner :
« Alors voilà on a construit notre maison en pâte à modeler avec des poissons morts en cage »
Qu’est-ce que ces filles qui passent comme des fraises
Qu’est-ce que ces braises qui bravent comme des fists
Le vent de l’hiver
Ce n’est pas très fute-fute de tirer sur les talons d’haschich
Des ambulances en pleurs
Tu n’as pas les couilles d’aller chercher qui tu es dans la gueule du monstre de la chandeleur.

 


suce ma plume