Chill Bump – Going Nowhere

T’auras beau me donner toute la culture du monde, me faire écouter les meilleurs sons de l’Univers, me faire lire du Balzac, et surtout me le faire comprendre (quoi c’est pas si dur?) dans ma tête j’aurais toujours 15 ans et une culture d’ado.

Quand je lis « Going Nowhere » je penses direct à Therapy? et à son « Nowhere ».
Du coup, ça me renvoie à mes mid 90’s, aux doubles noeuds sur mes Nike Air Jordan, aux survêts Adidas à pressions, aux séries Brits que je matais sur Canal Jimmy, donc à Game On et donc à Therapy?.
Ouais je sais, je vais loin. Trop loin.
Mais voilà ce qui grâce à deux mots peut jaillir dans ma tête.
Je suis donc de plutôt bonne composition en appuyant sur play pour cette première écoute du nouvel album de Chill Bump, « Going Nowhere »
Play.
En moins de 10 secondes je remonte encore plus loin dans le temps.
1981.
Avant ma naissance.
Oh merde! le père Isi va nous faire une crise mystique.
Qui avait-il avant? D’où viens-je? Où vais-je? Dans quelle étagère?
L’oeuf? la poule?
Le Big Bang?
Non.
J’ai une culture d’ado.
1981. C’est l’année de sortie de New York 1997.
Ouais… 81/97.
Début 80’s face à mid 90’s.
Tout est lié.
C’est ce synthé aussi.
Celui qui ouvre « Going Nowhere », le titre qui ouvre … « Going Nowhere ».
Putain.
On tourne en rond.
Tu voulais que je dise éponyme?
Donc ce putain de synthé me fait penser à Snake Plisken.
3 ans d’attente après « Ego Trip » et au bout de 10 secondes j’en suis déjà là.
Tenté d’appuyer sur stop parce que je suis pas sûr d’avoir les reins.
On vieillit bordel.
Rien à foutre, je continue.
Et c’est très bon.
Ce son électro.
Vintage.

Et d’un coup au lieu d’un beat c’est le flow de Miscellaneous qui vient donner le tempo.
Phrasé court. Rythmé par les sonorités des mots.
À l’anglo-saxonne.
C’est quand même pas des rosbifs qui vont nous donner des leçons.
Putain si.
Et à une vitesse bordel!
C’est propre. Bien produit.

Ce son électro.
Ça change.
Bankal ne lâche rien.
Il est présent tout au long de cet album.
On passe par du 8bits tendance NES 1988 et des nappes de synthé.
On retrouve aussi les valeurs sûres. Du bon beat.
Du hiphop.
Comme on l’aime.

Avec de la berline allemande en plus.
L’icône de cet album, c’est elle.
Elle est partout.
Dans le premier clip extrait de « Going Nowhere », « F**kwit » (sur lequel je pourrais écrire tout un article tellement j’ai kiffé)
Sur la pochette.
Couleur or, elle te crame la rétine
La musique n’est plus qu’un prétexte à allumer l’autoradio.
Laisse toi porter.
Ferme les yeux.
Bouge la tête.
Enervé.

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