Le petit pot pourri de ce début d’année

Bon, ça fait trois semaines, maintenant. Bien repus, on a bien digéré les quantités indécentes de victuailles et de boissons ingurgitées le mois dernier, on peut se remettre à épingler les niouzes et curiosités chinées ça et là qui valent le coup de s’y attarder.

Aujourd’hui, on va parler de jeux vidéos, de bédé, et de musique. On commence par la dernière catégorie. La tradition typographique de TH exigeant une vidéo moins de 20 lignes après le début de l’article, la dite vidéo constituera un vecteur parfait pour la musique qui accompagnera agréablement ta lecture, jeune Hustler.

TronicBox : remixer les hits d’aujourd’hui avec le groove d’avant hier

L’artiste, un sympathique compositeur canadien du nom de Jerry Shen, a remarqué que dans la pop, si l’accompagnement musical a énormément varié ces 40 dernières années, la trame des morceaux et la manière de chanter restaient à peut près les mêmes. Fort de cette intuition, il lui fallait absolument le démontrer. C’est ainsi qu’il se retrouva à faire des covers de chansons des années 2010 avec un style exagéré de pop ricaine ou britannique des années 80. Le résultat est probant : les morceaux remixés sont plus convaincants que les originaux. Tu penses que c’est ma nostalgie de vieux rejeton de la génération Y qui me fait dire ça, jeune digital native ? Bah écoute, je te laisse en juger par toi même avec ces deux covers (Somebody that I used to know et Love me harder, interprétées respectivement par Gotye et Ariana Grande) :

 

 

 

Nintendo Labo : un carton pour la switch

A croire que Nintendo a eu cette idée juste pour que les publicateurs (francophones) en manque d’inspiration (dont ton serviteur) puissent faire des titres comme ça.

Une idée tellement simple, pas chère à produire et au potentiel ludique et commercial illimité, qu’on se demande, une fois de plus, pourquoi Nintendo y a pensé en prems. Pour la faire simple, il s’agit de bouts de cartons à découper, assembler et décorer, avant de glisser sa switch dedans. Cet assemblage interagit avec les actions du joueur par le biais des différents capteurs de la manette (accéléromètre, caméras infrarouges). On peut ainsi se construire un petit piano en carton, une petite voiture téléguidée en carton, une armure en carton ou une canne à pêche, et se projeter dans l’univers virtuel puis faire joujou avec ces accessoires.

Les mauvaises langues diront qu’elles ne voient là que la déclinaison des anciens accessoires Wii version carton, mais cela ne rendrait pas hommage à l’aspect Do It Yourself du truc. Monter le bouzin pour jouer avec, musclera nos petites cellules grises et aura le mérite de moins liquéfier les capacités cognitives de nos chérubins que ne le ferait le jeu sans son extension résolument matérielle.

Et en plus, leur vidéo d’annonce est une merveille sur tous les plans. Si t’es un futur marketeux·se (alt + 0183, le point médian), prends en de la graine :

 

Bon, si t’aimes bien la bayday, j’ai aussi ça :

Essence : des bagnoles au purgatoire

Publiée y a fin 2017 par Futuropolis, la bédé « Essence » de Benjamin Flao raconte l’histoire d’un fan de bagnoles italiennes qui se retrouve dans un purgatoire rappelant les paysages désertiques de la route 66. Un ange gardien lui apparaît sous les traits d’une petite brunette choucarde comme tout (coucou, boss), et sa mission est de l’aider à élucider les circonstances de sa mort. De fil en aiguille, Achille (le fan de bagnoles italiennes) découvre qu’il est mort en porsche 911, ce qu’il n’arrive pas à s’expliquer, vu qu’il n’a jamais touché une allemande de sa vie.

La bosse me coache

Le trait est gras, la coloration organique, le style oscille entre un certain dépouillement caractérisé par des couleurs très claires (voire l’absence de couleurs) pour mettre en exergue l’immensité des paysages extérieurs, et la surcharge des textures des murs et du mobilier pour les scènes dans les lieux plus exigus. Un style résolument brut pour un polar/road movie onirique. J’aime bien.

 

Essence, couverture

J’aime bien mais ça n’engage que moi. Tu peux trouver une critique plus complète chez 9eArt et visualiser quelques planches chez bdgest.

 

Si jamais l’exhaustivité de ce pot-pourri ne satisfait pas ta soif naturelle de savoir et ta fougue à découvrir le monde, à défaut de t’inviter à aller te faire voir chez les grecs, je t’invite à aller faire un tour à Ankara (ou à y faire un crochet si tu passes dans le coin) pour découvrir cette fabuleuse initiative des éboueurs municipaux, qui ont collecté plus de 7000 ouvrages jetés par leurs propriétaires pour en faire une vraie bibliothèque (bon, faut lire le turc, mais c’est un détail). Et une case de plus à cocher dans ta liste de lieux insolites à visiter !

Voilà ! Des bisous et profite bien de 2018 !