Chinons les internets : Milanoir, Tung Han, Ramirez et John Liberto

Le mois de mai, l’apogée du printemps, une période qui se prête bien au butinage et à la chinerie. Quoi de mieux, donc, que de te concocter le petit pot-pourri de ce milieu d’année ? Ne prenons pas le parti de l’exhaustivité -histoire de creuser un minimum chacun des sujets-, mais tâchons tout de même, chers zamis, de couvrir un éventail de domaines zartistiques suffisamment large. Aujourd’hui, on cause de jeu indé, de bédé, de sculpture et d’illustration.

 

Milanoir : Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa

Milanoir est un jeu indépendant dont les réalisateurs ont, comme dans beaucoup de studios indé, pris le parti du rétrogaming. C’est aussi un shoot’em up / beat’em all à la direction artistique particulièrement marquée. On y incarne un membre de la mafia sicilienne injustement incarcéré à cause de la fuite d’un mouchard dont il va falloir se venger en butant tout le monde une fois évadé.

Bref, un jeu de mafia. D’où le titre en langue de Machiavel signifiant en substance : « Laissons faire le métier à qui le sait » (Google LV2, les enfants). Unanimement salué par la critique comme reprenant tous les codes scénaristiques et de mise en scène de Tarantino, Milanoir fait honneur à ce dicton italien. Les gars du studio Italo games (ça ne s’invente pas) savent de quoi il parlent, techniquement et artistiquement.

Pour résumer : c’est du Gomorra, mis en scène par Tarantino, le tout en rétro-gaming (et en rital, sinon, ça compte pas). Dispo le 31 mai en achat sur Steam, PS Store, Xbox Live, et Nintendo switch Online.

 

Il faut flinguer Ramirez : le flingue ou l’aspi ?

On reste dans la même tonalité. Des flingues, un cartel, une esthétique rendant hommage à Tarantino ou Rodriguez, sauf que dans ce paragraphe, il s’agit de la bande dessinée du lyonnais Nicolas Pretimaux. Prévu le 30 mai aux éditions Glénat, le pitch et le peu de planches ayant filtré laissent présager exactement le même type d’univers pour « Il faut flinguer Ramirez » :

Falcon City, Arizona. Jacques Ramirez travaille à la Robotop, une entreprise d’électroménager et l’un des fleurons industriels du coin. Employé modèle, il bosse vite, bien, et sait surtout se faire discret. Pour cause : il est muet. Sa vie bascule le jour où deux membres d’un dangereux cartel pensent reconnaître en lui l’homme qui a trahi leur organisation par le passé : Ramirez, le pire assassin que le Mexique ait jamais connu. Aussi étonnant que cela puisse paraître, sous le chapeau du nettoyeur légendaire se cacherait désormais… un expert en aspirateurs hors-pair. Et maintenant que les hommes du cartel l’ont démasqué, ils feront tout, absolument tout… pour flinguer ce fumier !

 

Vivement la sortie (le 30 mais aux éditions Glénat, je l’ai déjà écrit plus haut, mais faut finir la ligne).

 

Les étonnantes statues de Hsu Tung Han :

Tu aimes la sculpture ? L’art figuratif ? Les textures brutes ? Organiques ? Les courbes harmonieuses ? Le réalisme ? Les statues chinoises ou encore le style de la renaissance ? Tu te dis qu’aucun outil numérique ne peut remplacer le travail brut de la matière, à sa source ? Mais en même temps, tu ne sais pas trop pourquoi, t’aimes bien les pixels, et tu ne peux t’empêcher de trouver un certain charme désuet à l’aliasing, aux polygones et aux bugs de texture dans l’art numérique ?

N’en dis pas plus, jeune schizophrène, Hsu Tung Han œuvre à tes exigences esthétiques, et donc à ton bonheur. Ce sculpteur sculpte (forcément) des pixels au milieu de superbes statues, figeant ainsi des personnages -ou des objets- dans un processus de création numérique (ou de disparition, ça dépend du sens dans lequel tu déroules la scène dans ta tête)  :

hsu tun ghan

Bluffant de réalisme et de boootay, non ?

 

Mecha Samurai Empire – John Liberto

On passe du deuxième art aux troisième et cinquième, avec de superbes concept-arts que le dessinateur John Liberto a dessiné pour le roman « Mecha Samurai Empire » de l’auteur Peter Tieryas.

Ce roman est le deuxième d’une saga dans laquelle l’auteur imagine une réalité alternative où les US, ayant perdu la 2e guerre mondiale, sont annexés au Japon, devenant ainsi les États Unis du Japon. Comme la victoire des forces de l’axe n’a pas plus éliminé les tensions géopolitiques que ne l’auraient fait les forces alliées, il y a toujours des guerres au XXIe siècle. Sauf que là, vu que c’est la puissance du Soleil Levant qui rulzz da world, y a plein de robots, de vaisseaux stylés et de Mecha, laissant ainsi libre cours à l’imagination de l’illustrateur. Et force est de constater que ça en jette :

 

Voilà, j’espère que t’as kiffé faire scroller ce contenu sur ton écran. N’hésite pas à repasser dans le coin pour voir si on t’a dégoté d’autres pépitos !

Imotep.